« Tous complices » – Nicci French

Encore une pépite de brocante (décidément, je devrais faire ça plus souvent) que je vous présente dans cette nouvelle chronique lecture. Un thriller psychologique tout en musique…  🎶

Le livre : « Tous complices »

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Crédit photo : Samsha Tavernier

Les auteurs : Nicci French est le pseudonyme conjoint de Nicci Gerrard et de son mari Sean French. Ils sont, tous les deux, écrivains et journalistes anglais. Ils décident d’écrire en commun un premier thriller psychologique « Mémoire piégée » en 1997 qui fût immédiatement un best-seller. Depuis, ils ont écrit 16 autres romans à quatre mains.

Le résumé : « Bonnie, professeur de solfège, monte un groupe de musiciens amateurs pour animer le mariage d’une amie. Mais entre Amos, son ex pas encore remis de leur rupture, Neal, l’amoureux transi et Hayden, le ténébreux virtuose, le courant ne passe pas. 
La mort violente d’Hayden, secrètement en couple avec Bonnie, fait exploser le groupe. 
Jalousie ? Déception ? Vengeance ? Chaque membre de l’orchestre avait une bonne raison de tuer l’irrésistible rocker. Pour trouver le coupable, reste à attendre la fausse note… »

Mon avis : Je ne connaissais pas ces auteurs qui officient sous le pseudonyme de « Nicci French » et travaillent à quatre mains. J’ai immédiatement trouvé le concept intéressant tout comme la quatrième de couverture vendant un « polar musical ».

Le livre se compose de petits chapitres « Avant », « Après ». Au début de ma lecture j’essayais de trouver les différences de style et d’identifier le changement de plume (ce qui s’est avéré impossible tant il est subtil), mais rapidement je me suis totalement laissée entraîner dans l’histoire.

Au cours de ces sauts dans le temps, on suit (avec angoisse) Bonnie, une jeune professeur de musique, un peu paumée et dans une phase difficile de sa vie : une séparation douloureuse, un appartement miteux et une carrière musicale ratée. Tout semble s’améliorer lorsqu’on lui demande de jouer lors d’un concert au cours d’un mariage et de former quelques musiciens pour l’occasion. Son petit groupe est dysfonctionnel et mal assorti mais constitue tout de même une joyeuse équipe (de bras cassés). C’est là que le ténébreux et séduisant Hayden débarque et sème la zizanie avec ses attitudes désinvoltes et sa grande gueule. Un bad boy torturé comme on les aime (malheureusement). L’équilibre, déjà un peu précaire, de cette équipe va s’écrouler pour tout laisser sans dessus dessous.

Difficile de ne pas spoiler, mais ce que je peux vous dire c’est qu’il s’agit d’un thriller psychologique extrêmement bien mené. Dès les premières lignes on a l’impression de tout comprendre à l’intrigue pour finalement réaliser que le duo d’auteurs nous a bien mené en bateau.

Je ne vous parle même pas de la chute de l’histoire qui m’a laissé complètement pantoise ! 😱

En bref : Un livre que j’ai lu en deux jours et que j’étais pressée de retrouver dans les transports après ma journée. Pas un véritable « coup de cœur », mais une très belle découverte lecture. J’en ai profité pour lire quelques critiques sur le livre et apparemment ce n’est même pas le meilleur du duo « Nicci French », du coup j’ai bien envie de découvrir les autres!

Et vous connaissez-vous ces auteurs ? Laisserez-vous tenter par cette lecture ?

La révolution des ambiances musicales…

Aujourd’hui, un court article pour vous faire part d’une découverte qui va changer  ma façon de lire, je veux parler … suspense… des ambiances musicales! 🎶

Il ne s’agit pas là de se composer une playlist à dérouler pendant votre séance lecture, mais d’une application de génie qui a concocté toute une série d’ambiances musicales à sélectionner en fonction du cadre de votre lecture.

Il s’agit de l’application (téléchargeable gratuitement) : « Ambient mixer« . Cette dernière met à disposition une bibliothèque de sons d’ambiances :

  • « soir d’orage » ⚡️ ;
  • « roadtrip en voiture » 🚘 ;
  • « balade en forêt »🌳.

Il n’y a plus qu’à choisir en fonction de son chapitre et se laisser complètement immerger. L’idée de pouvoir entendre les mêmes sons que ceux décrits dans un livre permet vraiment de vivre l’expérience à fond (un peu comme un film en 3D).

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Pour les plus geeks d’entre nous vous, « Ambient Mixer » a tout prévu avec des thèmes « Games of throne« , « Sherlock Holmes« , « Lord of the ring« , « Le monde de Narnia » et même « Harry Potter » et alors là je m’arrête 5 minutes sur ce dernier thème parce que non seulement, comme vous commencez à le savoir, je suis fan (j’ai pu constater au fil des articles que beaucoup d’entre vous l’étaient aussi), mais parce que les créateurs de l’appli se sont donnés à fond :

  • fôret interdite 🌲;
  • cabane d’Hagrid 🍻;
  • salles communes (Gryffondor, Serdaigle, Poufsouffle, Serpentard) 🔥;
  • grande salle 🍴;
  • bureau de Dumbledore✒️.

Bref, tout y est et c’est super d’avoir l’impression d’être à Poudlard!

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Pour finir, il y a également quelques ambiances zen parfaites pour méditer ou à écouter avant de se coucher…

Laisserez-vous tenter par l’expérience? Connaissez-vous cette appli? 

« Persuasion » – Jane Austen

J’ai découvert le merveilleux talent de Jane Austen avec « Orgueil et préjugés » (comme beaucoup je pense). J’ai été ravie par le caractère déterminé d’Elizabeth Bennett, émue par la romance avec l’impétueux M.Darcy et amusée par la satire sociale dressée à l’encontre des autres personnages. Je me suis délectée de l’adaptation cinématographique de l’ouvrage (pour une fois) et m’en suis tenue là tout en me promettant d’en découvrir plus sur cette auteure de talent.

Cela prit un certain temps, mais c’est maintenant chose faite avec ma seconde lecture de l’auteure : « Persuasion »…

Le livre : Persuasion

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Crédit photo : Samsha Tavernier

L’auteure : Jane Austen est une auteure britannique du 18ème siècle. Elle fait partie des écrivains les plus lus et les plus aimés. Elle est connue pour ses critiques sociales, son réalisme et ses intrigues amoureuses prenant place dans une société conservatrice et obsédée par les apparences. Jane Austen a vécu une partie de sa vie à Bath (ville que l’on retrouve dans de très nombreux ouvrages). Elle est décédée en 1817, à l’âge de 41ans.

Le résumé : « Depuis quand une jeune fille a-t-elle besoin qu’on lui dicte sa conduite ? Si elle s’est laissée persuader trop jeune de rompre ses fiançailles, Anne Eliott n’est plus dupe. Et lorsque son ancien amant réapparaît, auréolé de gloire, l’heure n’est pas à l’indécision. Pour Anne, il est temps de faire fi des convenances et de la vanité de son entourage ! »

Mon avis : Ce livre fut le dernier de Jane Austen et publié, par son frère, à titre post-mortem.

L’ambiance austinienne est – indubitablement – au rendez-vous et on retrouve tous les classiques du genre :

  • une protagoniste douce et bonne
  • des soeurs frivoles et obsédées par leur évolution sociale
  • une Angleterre conservatrice
  • une romance malmenée par les événements
  • une satire sociale acide

Finalement, presque les mêmes éléments que dans les contes de fées, à l’exception près que celui-ci fait moins rêver. En effet, il n’y a ni blanc, ni noir, mais l’on se retrouve plutôt devant une histoire en technicolor où tous ont des tares (plus ou moins surmontables), et certains de vilains secrets.

La lecture est agréable, mais le rythme est lent ( à l’image de la vie des riches bourgeoises vivant à la campagne, à l’époque victorienne). On se laisse prendre par l’intrigue amoureuse, on s’amuse, on s’énerve (cumulativement ou alternativement) des humeurs des personnages, et souvent, on a envie de secouer Anne : trop gentille, trop influençable (d’où le titre : « Persuasion »), si vertueuse que ça en devient un défaut.

Persuasion est, selon moi, en deçà d’ « Orgueil et préjugés », mais en lisant la postface d’Henri Plard (que je recommande d’ailleurs chaudement tant elle est instructive), j’ai découvert que seuls les vrais admirateurs du talent de Jane Austen sauraient apprécier cette lecture. Pour certains, « Persuasion » aurait même une certaine dimension autobiographique et Jane Austen se serait un peu dépeinte sous les traits d’Anne et son histoire d’amour passée.

Cette interprétation m’a fait penser au film « Jane » que je vous recommande :

D’autres historiens et passionnés de littérature de l’époque réfutent cette thèse, comparant davantage Jane Austen à la fameuse Elizabeth Bennett.

En bref  : Une jolie découverte, mais trop de longueurs pour moi. Ceci dit, Jane Austen reste la maîtresse incontestée de ce genre de « romance de campagne ». Prochain Austen sur la liste : « Northanger Abbey » (le second titre le plus lu après « Orgueil et préjugés »).

Aimez-vous Jane Austen? Avez-vous lu « Persuasion »? Quels titres me conseillez-vous? 🌸

Lançons nous dans l’aventure « The cosmic books »

L’article d’aujourd’hui me tient particulièrement à coeur parce qu’il s’agit d’un projet collaboratif… ❤️

J’aime vous retrouver ici une à deux fois par semaine, j’aime vous lire et j’aime plus que tout partager avec vous. Grâce au blog, j’ai fait de superbes rencontres et j’ai réfléchi à l’instauration d’un autre espace de partage.

Dans un premier temps j’ai pensé à un nouveau club de lecture 📖 avec des rencontres pour les lecteurs et lectrices en île-de-France, mais je fais déjà partie de 3 clubs (dans lesquels je suis plus ou moins active) : celui du Petit pingouin vert, celui d’Anything is possible et celui de Mango&Salt. Même si la reprise des trajets en RER m’a permis de récupérer un bon rythme de lecture, je sais déjà que je ne serai pas capable de suivre.⌛️

C’est alors que j’ai eu une autre idée (je laisse mûrir celle des rencontres pour les beaux jours), en m’adonnant à un autre de mes passe-temps dans les transports : j’ai nommé Instagram. Je vous parlais déjà ici de certains de mes comptes préférés et force est de constater que j’ai une véritable passion pour le « bookstragram », à savoir la mise en scène artistique et photographique de livres :

  • avec une tasse de café ☕️🍪 ;
  • sur un beau plaid ✨ ;
  • dans la nature 🌲 ;

Bref, je ne me lasse pas de ces belles images, dont voici quelques exemples :

J’ai donc décidé d’ouvrir un nouveau compte Instagram, en plus de mon compte personnel, où poster de telles photos : « thecosmicbooks« 📷

L’idée est que vous postiez de chouettes mises en scène avec le #cosmicbooks ou que vous identifiez le compte sur vos photos. Je regramerai  alors les photos sur le compte en vous identifiant pour que tout le monde sache qui a le crédit de la photo. 

Ainsi, ce serait un moyen de voir ce que nous lisons, de partager et d’en faire quelque chose d’artistique, la seule règle étant de laisser parler sa créativité.

Qu’est-ce que vous en pensez? Le projet vous tente? J’espère sincèrement que c’est le cas! Pour toutes celles et ceux qui souhaitent participer, partagez l’info autour de vous pour que nous soyons le plus nombreux possible! 👌🏽

« Zem Zem, mon enfant d’Ethiopie » – Monique Brossard-Le Grand

Sur des conseils bien avisés, je me suis plongée dans ce livre en décidant de sortir un peu de mes habitudes de lecture. Résultat, j’ai découvert un très beau récit plein d’humanisme et de courage.

Je vous fais les présentations :

Le livre : « Zem Zem, mon enfant d’Ethiopie »

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Crédit photo : Samsha Tavernier

L’auteure : Monique Brossard- Le Grand est chirurgien, ancien médecin des hôpitaux et psychiatre. Suite à une maladie contractée pendant une mission humanitaire au Cambodge en 1980, elle perd en partie l’usage de sa main gauche, ce qui lui interdit toute chance de réopérer. Elle se lance alors dans l’écriture et est l’auteur de nombreux livres parmi lesquels « Chienne de vie je t’aime ! » et « Vive l’hôpital ! » qui lui apportèrent la notoriété.

Le résumé : « Lorsqu’elle arrive en Ethiopie pour une mission médicale et humanitaire, Monique Brossard-Le-Grand découvre d’abord l’enfer. Celui de la violence et de la misère, de la fatalité et de la mort. Au jour le jour, pourtant, elle lutte, elle soigne, elle regarde et elle se laisse éblouir – par la finesse et le courage de son peuple d’accueil, la beauté des paysages, l’amitié des capucins et des franciscaines, et surtout, par les pressions des mains échangées et les sourires reçus. Un matin, à la « clinique », on lui amène une petite fille qui pèse 2 kg et qui ne bouge même plus la tête. A la seconde où elle le voit, Monique se prend d’un amour fou pour ce bébé qui va mourir. C’est Zem-Zem, et la véritable aventure qui commence… »

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Mon avis : « Zem Zem, mon enfant d’Ethiopie » est le carnet de voyage d’une femme médecin aventurière et courageuse qui s’engage avec le secours catholique dans le cadre d’une mission humanitaire en Ethiopie.

On la suit jour après jour dans son voyage et on vit avec elle son histoire d’amour passionnelle pour les terres africaines: entre amour profond et souffrance, entre félicité et larmes. On partage avec elle ses petits plaisirs de la vie quotidienne tels que les repas chaleureux et conviviaux avec les sœurs et frères de la mission, la redécouverte du goût d’un nougat noyé sous le coca-cola, la fierté de sauver les plus démunis.

D’un autre côté, on est également témoin de tous les instants de doutes et d’impuissance face à la misère et à l’immensité des efforts à réaliser.

Les descriptions des paysages tantôt urbains, tantôt désertiques, tantôt oasis de verdure, sont criantes de vérité, si bien qu’on a l’impression de regarder des photographies.

Et puis, au beau milieu de ce carnet de bord, on est frappés par un coup de foudre presque irrationnel entre cette femme médecin et une jeune enfant dont elle s’acharne à sauver la vie.

L’histoire d’amour, dont on fût, dans un premier temps, témoins envers l’Afrique est transférée vers cet enfant, Zem Zem : véritable allégorie du continent africain dans son ensemble.

En bref : une histoire brève, qui se lit très rapidement et qui plaira à tout ceux qui ont, un jour, envisagé l’aventure de l’humanitaire ou qui aiment les films comme « Les chevaliers blancs » :

Crédit photo : Samsha Tavernier

Les arts graphiques d’Harry Potter à la galerie Arludik…

Si vous aimez l’univers d’Harry Potter et des Animaux Fantastiques⚡️, vous connaissez sûrement le travail extraordinaire des graphistes ayant travaillé sur les films. Derrière chaque Gazette du sorcier, chaque affiche animée, chaque étiquette de potion ou emballage de bonbons farceurs, se cache une équipe : MinaLima (Mina pour Miraphora et Lima pour Eduardo) 🎨.

La galerie parisienne Arludik vous propose de découvrir une partie de leur travail grâce à une exposition qui prendra fin le 4 mars prochain.

Alors enfourchez vos Nimbus 2000 et filez à la vitesse de l’éclair direction l’île Saint-Louis! 💨

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Exposition gratuite, ouverte du mardi au samedi de 14 à 19h. 

Galerie Arludik 12 rue Saint-Louis en l’île 75004 Paris 

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Il est vraiment impressionnant de se rendre compte de la minutie de ces graphistes qui déploient tant d’imagination et de talent pour réaliser des couvertures de livres ou de simples enveloppes qui n’apparaissent que quelques fractions de secondes à l’écran. 🎬

Ce sont tous ces détails qui rendent l’univers magique d’Harry Potter si crédible et complet!

Ma visite aux studios Warner (ici) m’avait déjà fait prendre conscience de l’ampleur de la tâche de ces pro du dessin numérique, mais je trouve vraiment chouette de pouvoir aller contempler leur travail comme de véritables pièces d’art.

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Toutes les affiches sont à vendre! 💸 Comptez tout de même une bonne centaine d’euros pour une version standard et plusieurs centaines pour une version premium signée et, pour certaines, agrémentées de feuilles d’or. (Pour le souvenir, vous pourrez tout de même vous offrir l’affiche de l’expo pour 5€ uniquement!)

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En bref : une jolie parenthèse enchantée dans cet univers pour les fans ET les moins fans!

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Avez-vous envie de vous y rendre? Comptez-vous devenir l’heureux acquéreur d’une des ces magnifiques affiches? 

Crédit photos : Samsha Tavernier

La fille du train – Paula Hawkins

Me revoilà avec une chronique livresque! J’ai enfin lu « La fille du train », le roman noir phénomène de l’année dernière! Je vous dis ce que j’en ai pensé…

Le livre : La fille du train 

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Crédit photo : Samsha Tavernier

L’auteure : Paula Hawkins est une écrivaine britannique. Elle a étudié la philosophie, la politique et l’économie à l’université d’Oxford. Elle fut d’abord journaliste pour The Times avant de se lancer dans l’écriture, dans un premier temps sous le pseudonyme d’Amy Silver.
« La Fille du train » a été un phénomène en librairie et s’est vendu à 11 millions d’exemplaires à travers le monde!

Pour la suivre, c’est ici

Le résumé : « Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu… »

Mon avis : Après avoir entendu bien des éloges sur ce livre j’ai enfin succombé à la tentation.

L’histoire nous est, dans un premier temps, contée en fonction des trajets en train de Rachel (un le matin et un le soir), puis d’autres personnages prennent le relais par alternance. Le ton est résolument féminin et aborde les problèmes que peuvent rencontrer des femmes en apparence « bien » sous tous rapports.

Il faut quelques chapitres avant d’être complètement immergé dans l’histoire, après quoi le livre se lit très rapidement.

« La fille du train » est davantage un thriller psychologique qu’une intrigue policière à proprement parler. Au fur et à mesure des chapitres on se retrouve entraîné dans une spirale (de mensonges, trahisons et autres secrets lourds à porter) dont on se demande si l’on ressortira indemne, cependant le roman ne regorge pas d’actions et de revirements de situation (excepté la chute très inattendue).

Malgré le suspense prégnant et l’envie de découvrir le fin mot de cette histoire de mystérieuse disparition, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages torturés de ce livre :

  • Rachel ravagée par son divorce et son alcoolisme,
  • Megan par ses secrets et sa recherche perpétuelle d’un amour qui n’existe pas,
  • Anna par sa paranoïa et son nouveau statut de mère au foyer (après avoir connu celui de « l’irrésistible » maîtresse).

Ces tourments, rendent néanmoins l’exploration de ces personnages très interessante.

En bref : J’ai apprécié cette lecture à suspense et en fermant ce livre je me sentais encore un peu perturbée par le machiavélisme déployé par l’esprit humain. Pas un vrai coup de coeur, mais je le recommande tout de même!

Et le film?  Le livre a été adapté au cinéma avec un casting XXL : Emily Blunt, Justin Theroux, Luke Evans, Lisa Kudrow…

J’ai visionné le film après avoir lu le livre et j’ai été déçue! J’ai eu la sensation de bribes d’histoires sans grand intérêt. L’aspect réellement intéressant de « La fille du train » est la dimension psychologique, ce qui est bien sûr bien plus difficile à faire ressortir à l’écran. Je ne conseille pas ce film, cependant mon avis est à nuancer car la personne avec qui je l’ai regardé n’avait pas lu le livre auparavant et a su apprécier cette adaptation.

Avez-vous lu ce livre? Vu le film? Qu’en avez-vous pensé? 

Perdez vous dans la jungle du Aloha Café

Ce mois de janvier est tellement froid que je me sens obligée de venir à la rescousse pour réchauffer un peu vos minimes autour d’un bon café dans une ambiance tropicale! ☕️🌴

Au coeur de Pigalle, laissez vous tenter par le très joli « Aloha Café » tout de vert vêtu et de grandes feuilles de palmes. (Attention le lieu est hautement photogénique!)

 

Aloha Café 32 Rue Pierre Fontaine, 75009 Paris

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Au regard de son slogan « Good coffee and food for nice people« , le personnel de ce petit paradis rétro est très chaleureux et vous donnera envie de rester des heures à rêvasser.

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Vous pourrez y venir pour bruncher (formule copieuse à 20euros), luncher (avec un menu différent chaque semaine), pour juste pour le goûter! 🍪🍩

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Tout est fait maison avec de bons produits et présenté dans une adorable vaisselle aux couleurs pastels qui fait penser à une chouette dinette! 💕

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Il y a également plein de livres à disposition que vous pouvez emprunter le temps de quelques heures pour vous tenir compagnie (et pour avoir une excuse pour reprendre de ce délicieux gâteau choco-noisette, gluten free)! 📚

En moyenne, comptez 7€ pour le goûter! Tout à fait raisonnable pour passer un bon moment entre copines à faire plein de photos. 📷

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Connaissez-vous ce spot Parisien? Avez-vu envie de vous y perdre pour quelques heures? 

Crédit photos : Samsha Tavernier

Les brumes de Riverton – Kate Morton

J’ai enfin décidé de sortir ce livre de ma pile à lire et grand bien m’en a pris! Véritable coup de coeur pour ce roman. Je vous en parle plus en détails et espère vous convaincre de le dévorer à votre tour!

Le livre : Les brumes de Riverton

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Crédit photo : Samsha Tavernier

L’auteure : Kate Morton est une écrivaine australienne, connue pour ses romans de style gothique. Elle possède une maîtrise sur la littérature victorienne ainsi qu’un doctorat sur le gothique dans la littérature contemporaine. »Les brumes de Riverton » est le premier roman que l’auteure a écrit et pour lequel elle a remportée un succès mondial. Depuis, elle a publié 5 livres dont le dernier est « L’enfant du lac« .

Le résumé : « Été 1924, dans la propriété de Riverton. L’étoile montante de la poésie anglaise, lord Robert Hunter, se donne la mort au bord d’un lac, au cours d’une soirée. Dès lors, les sœurs Emmeline et Hannah Hartford, seuls témoins de ce drame, ne se sont plus adressé la parole. Selon la rumeur, l’une était sa fiancée et l’autre son amante…
1999. Une jeune réalisatrice décide de faire un film autour de ce scandale et s’adresse au dernier témoin vivant, Grace Bradley, à l’époque domestique au château. Grace s’est toujours efforcée d’oublier cette nuit-là. Mais les fantômes du passé ne demandent qu’à se réveiller… »

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Mon avis : Véritable coup de coeur pour ce livre déniché en brocante il y a plus de 6mois. J’ai mis du temps à me décider à l’ouvrir mais une fois que je l’ai fait, impossible de m’arrêter!

On suit les pensées de Grâce une vieille dame qui voit les bribes de son passé bien enfoui resurgirent pour venir la hanter. Tout au long du roman on est tenus en haleine par ce secret et cette boîte de Pandore qui ne demande qu’à s’ouvrir. Ce sont bien les deux derniers chapitres qui lèveront le voile, mais en attendant on ne s’ennuie pas du tout.

Kate Morton nous dresse une peinture de la vie de l’aristocratie britannique au début du XXème siècle. Fresque de la première guerre mondiale aux années folles sur des airs de jazz en passant par l’émancipation des femmes et le farouche combat des suffragettes.

Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce livre un succès : une romance passionnée, un triangle amoureux, des intrigues et un secret inavouable.

Avec cette oeuvre, on est à la fois plongé dans la vie quotidienne des grandes familles anglaises de l’époque, mais également dans celles des personnes de l’ombre qui se rendent pourtant indispensables : les valets, majordomes, femmes de chambre, cuisinières. Deux mondes parallèles se côtoient tous les jours sans pour autant se mélanger complètement et chacun possède ses propres intrigues.

La plume de Kate Morton est entrainante et imagère. On passe sans mal des moeurs victoriennes à l’époque contemporaine, des pensées d’une femme de chambre à celle d’une « honorable » lady. Les différents chapitres sont ponctués de faux articles de presse, promotions de films et autres encarts qui rendent l’histoire d’autant plus réaliste.

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En bref : J’ai passé un super moment de lecture et je recommande absolument ce livre! Les fans de la série Dontown Abbey ne pourront que l’apprécier car ce roman se place exactement dans la même lignée!

Last descendants – Matthew J. Kirby

Me voici de retour avec une nouvelle chronique lecture! 📖

Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Bayard de m’avoir sélectionnée pour découvrir ce premier tome et pour m’avoir permis de rencontrer l’auteur Matthew J. Kirby! 🎈

Le livre : Last descendants – Tome 1

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L’auteur : Matthew J. Kirby est un auteur américain. Fils d’un marine et passionné par l’histoire. Son envie d’écrire lui vient de l’auteure Ursula K. Le Guin’s. Il a écrit plusieurs livres young adult et fut récompensé notamment par le prix Edgar-Allan-Poe du meilleur roman pour la jeunesse.

Pour le suivre : c’est ici.

Le résumé : « Rien ne va plus dans la vie d’Owen depuis que son père est mort en prison, accusé d’un crime qu’il n’aurait pas commis. Au lycée, le garçon fait la connaissance de Monroe, un informaticien qui lui propose d’utiliser l’Animus, une machine qui permet, grâce à l’ADN, d’explorer le passé de ses ancêtres. Owen accepte. Au cours de l’expérience, il remonte à l’époque des Conquistadors, au Mexique, et découvre l’existence de la dague d’Hernan Cortès, un fragment d’Eden aux pouvoirs mystérieux. Monroe lui explique que, depuis la nuit des temps, deux organisations secrètes – la Confrérie des Assassins et l’Ordre des Templiers – sont prêtes à tout pour s’emparer de cette relique. Pour empêcher que celle-ci ne tombe entre leurs mains, Monroe fait appel à six adolescents, – Owen et son ami Javier, Sean, Grace, David et Natalya – car leur ADN comporte une mémoire commune : leurs ancêtres ont tous été à une certaine époque en contact avec la relique. Grâce à l’animus, Monroe les envoie dans le passé avec un objectif : récupérer la dague d’Hernan Cortès. C’est ainsi que le petit groupe se retrouve en plein coeur de New York, en 1863 à la veille des violentes émeutes qui ont secoué la ville. Chacun se retrouve projeté dans le corps de l’un de ses ancêtres, templier ou assassin… Mais attention : influer sur le passé peut avoir de terribles conséquences sur le présent… »

Mon avis : Je ne suis pas du tout familière de l’univers des jeux vidéos, pourtant quand j’ai lu la quatrième de couverture de Last Descendants, j’ai été immédiatement séduite : de l’aventure, des sauts dans le temps, une quête… Bref tous les éléments d’un bon young adult.

On rentre très facilement dans l’histoire et on s’attache au personnage d’Owen, un jeune homme en quête d’identité et de vérité, cherchant à défendre la mémoire et l’honneur de son père envers et contre tous.

Son univers de lycéen va très vite basculer lorsqu’il se voit embarqué, avec son meilleur ami Javier, dans une simulation génétique sur la trace de ses ancêtres. ⏳

Les sauts dans le temps sont très bien développés et intéressants. On en apprend pas mal sur les grands événements historiques ayant secoué l’Histoire américaine et notamment les Draft Riots durant la guerre de Sécession américaine. Les descriptions sont vivantes et on s’imagine bien en train de jouer une partie de jeu vidéo, tout en ayant accès aux pensées des personnages, qui se démultiplient dès lors qu’ils rentrent dans la tête de leurs ancêtres.

L’ambiance m’a également fait penser, à de nombreuses reprises, à celle du film Gangs of New York ! 🔪

L’histoire s’inscrit clairement dans l’univers Fantasy, mais n’en perd pas pour autant sa crédibilité. Rien ne m’a semblé tiré par les cheveux, contrairement à certains livres du même genre.

Ce tome est dans la même lignée que le livre « Le jeu du maître » de James Dashner, dont je vous parlais ici, avec le côté informaticien de l’extrême en moins (par conséquent, pas de problème de compréhension). 🙌🏽

Le plus : une réelle mixité culturelle non seulement au regard des sauts dans les différents épisodes historiques, mais également au regard des personnages : garçons et filles, de toutes les classes sociales, origines, condition physique et orientation sexuelle, ce qui permet aux lecteurs de s’identifier relativement facilement à ces héros des temps modernes.

En revanche, je ne peux me prononcer sur la fidélité de l’histoire à l’univers du célébrissime jeu vidéo dont il est inspiré : Assassin’s Creed, n’y ayant, moi-même, jamais joué.

Voici un petit extrait du premier jeu :

En bref : Une plume fluide et facile à lire, une histoire prenante très riche en rebondissements. Je vous le conseille tout spécialement si vous êtes un fan de la série et/ou que vous aimez les romans d’aventures. Je suis très pressée de découvrir la suite des aventures des Last Descendants en Chine (il faudra cependant attendre décembre 2017)! 😱

En attendant, vous pouvez retrouver l’ambiance Assassin’s Creed sur grand écran avec la sortie cinéma du film inspiré de l’univers et comptant au casting Michael Fassbender et Marion Cotillard (oui oui rien que ça)!

✨ La rencontre ✨

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Concernant son intérêt pour les jeux vidéos :

Matthew joue, lui-même, aux jeux vidéo depuis qu’il est jeune garçon et a découvert l’intérêt qu’il y portait avec les premiers jeux sur CDroms comme « Game Quest ». Avec Assassins’ Creed, cela a pris une autre dimension puisque ce jeu est venu toucher une autre corde sensible : l’Histoire.

Toutefois, ce n’est pas Assassins’Creed qu’il lui a donné envie d’écrire, car Matthew savait depuis l’âge de ses 12 ans qu’il serait écrivain. En revanche, l’univers du jeu inspire fortement ses descriptions historiques dans ses histoires.

Concernant la collaboration avec Ubisoft :

Tout à commencé lorsque la société Ubisoft (qui développe la série de jeu Assassins’ Creed) a fait savoir qu’elle cherchait un partenariat avec une maison d’édition américaine. C’est finalement Scholastic (la maison d’édition de Matthew) qui a décroché le contrat. Le choix s’est ensuite assez naturellement porté sur Matthew, étant spécialisé dans les récits historiques en plus d’être un gamer.

La première réunion a eu lieu à New York et Ubisoft a rapidement fait savoir à Matthew qu’il jouissait d’une grande liberté dans son histoire. Les seules contraintes étaient de réaliser une aventure épique, touchant les adolescents.

Seuls les aspects les plus techniques et notamment le fonctionnement de l’Animus (la machine qui permet de remonter dans les souvenirs de ses ancêtres) ont été laissés à Ubisoft.

Concernant l’aspect psychologique :

En plus d’avoir fait des études universitaires en Histoire, Matthew a également étudié la psychologie. L’aspect relatif à cette matière sur lequel il a souhaité se pencher dans le livre est « l’effet de transfert », à savoir comment une expérience passé peut déteindre sur le présent des personnages et donc est-ce que le passé nous définit ou peut-on s’en détacher?

Concernant le choix de l’époque historique, à savoir les Draft Riots :

Les Draft Riots ont eu lieu durant la guerre de Sécession. Le président Lincoln avait lancé une vague de conscription pour enrôler les jeunes hommes dans la guerre. Or, il était possible de racheter sa conscription. Ainsi, les hommes les plus riches pouvaient échapper à la guerre, tandis que les plus pauvres y étaient contraints, ce qui a déclenché d’énormes émeutes partout dans la ville.

A ce mouvement, est venu se rajouter une dimension raciale. En effet, les hommes partant au combat avaient peur de voir leur travail donné à des hommes noirs affranchis. Par conséquent, il y a eu d’affreuses scènes de violence contre les afro-américains à cette occasion.

Selon Matthew, les Draft Riots représentent un instant clé de l’Histoire américaine et pourtant ne sont pas assez connues. Selon lui, ces problèmes raciaux teintés de méfiance envers les classes politiques sont loin d’être dépassés comme en témoignent les dernières élections présidentielles américaines.

Crédit photos : Samsha Tavernier

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