Mes avis lecture du mois d’avril

Hello les loulous!! đŸ‘‹đŸœ

Comment allez-vous?

C’est l’heure du bilan lecture du mois dernier par ici. J’ai lu plein de belles choses : Histoire, Ă©motion, suspense, rires et aventures sont au programme!

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Le livre : L’Ăźle sous la mer

L’auteure : Isabel Allende est une auteure chilienne, niĂšce du prĂ©sident Salvador Allende. Elle commence sa carriĂšre en tant que journaliste et dramaturge. C’est plusieurs annĂ©es plus tard, Ă  l’occasion d’une lettre pour son grand-pĂšre mourant, qu’elle se mettra Ă  l’Ă©criture de romans. Elle a plus de 15 ouvrages Ă  son actif, sans compter ses recueils jeunesse. Elle a reçu huit prix diffĂ©rents pour son oeuvre.

Pour la suivre, c’est ici.

Le synopsis : « 1770, Saint-Domingue. ZaritĂ© Sedella, dite TĂ©tĂ©, a neuf ans lorsqu’elle est vendue comme esclave Ă  Toulouse Valmorain, jeune français tout juste dĂ©barquĂ© pour prendre la succession de son pĂšre, propriĂ©taire terrien mort de syphilis. ZaritĂ© va dĂ©couvrir la plantation, avec ses champs de canne Ă  sucre et les esclaves courbĂ©s sous le soleil de plomb, la violence des maĂźtres, le refuge du vaudou. Et le dĂ©sir de libertĂ©. Car entre soldats, courtisanes mulĂątres, pirates et maĂźtres blancs, souffle le vent de la rĂ©volte. »

Mon avis : immense coup de coeur pour ce livre! J’essaye de prĂȘcher la bonne parole un peu partout autour de moi et sur la blogosphĂšre : lisez le, lisez le! â€ïžđŸ’›đŸ’œ

C’est un mĂ©lange doux-amer de magie et d’Histoire. Et quelle (triste) histoire : celle de l’esclavage des Ăźles des CaraĂŻbes aux Etats du sud des Etats-Unis. Le livre relate la vie d’une esclave : ZaritĂ© de ses 8ans Ă  ses 53 ans. Une vie pleine d’aventures et de souffrance, mais Ă©galement de rĂ©bellion et de quĂȘte vers la libertĂ©.

La plume de l’auteure est trĂšs belle et nous plonge totalement dans l’univers chaud et surannĂ© des plantations de Saint Domingue. đŸŒŽâ˜€ïž

Il y a beaucoup de personnages (tous ceux que ZaritĂ© va ĂȘtre amenĂ©e Ă  croiser dans sa vie), mais on ne se sent jamais submergĂ© par les informations. Tout est amenĂ© en douceur et avec assez de dĂ©tails pour se souvenir de tout. J’ai vraiment eu l’impression d’ĂȘtre captivĂ©e par une sĂ©rie tĂ©lĂ©.

On assiste aux premiers Ă©mois et aux moments de joie de la jeune femme, mais Ă©galement Ă  de terribles scĂšnes qui nous retournent les tripes. Une magnifique fresque historique pour mieux comprendre et se souvenir des dĂ©gĂąts de l’esclavage et des marques au fer rouge qu’il a laissĂ©… 

En bref : vaudou, sensualitĂ©, souffrance et espoir sont au rendez-vous! Au risque de me rĂ©pĂ©ter : courez le lire!! đŸƒđŸœđŸ“–

Le + : J’ai dĂ©couvert grĂące Ă  cette auteure qu’il existait un courant littĂ©raire dit du « rĂ©alisme-magique » dont d’autres auteurs latino amĂ©ricains font partis notamment Gabriel Garcia Marquez. Ce style est utilisĂ© lorsque des Ă©lĂ©ments magiques ou surnaturels surgissent dans un environnement rĂ©aliste et historique. 🔼


 

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Le livre : L’homme idĂ©al existe. Il est quĂ©bĂ©cois 

L’auteure : Diane Ducret est une auteure belge. Elle a collaborĂ© Ă  la rĂ©daction de documentaires historiques et a animĂ©, en 2009 Le Forum de l’Histoire. En 2011, elle sort son premier livre, « Femmes de Dictateur »,  vĂ©ritable best-seller  traduit dans 20 langues! Elle est chroniqueuse pour diffĂ©rentes Ă©missions de tĂ©lĂ©vision et radio telles que « on va s’gĂȘner », « les pieds dans le plat », « les grosses tĂȘtes ».

Le synopsis :  »Â Bonne nouvelle : l’homme idĂ©al existe ! Il ne parle pas : il jase. Il n’embrasse pas : il frenche. Il ne se dĂ©shabille pas : il se criss Ă  poĂšlle. Vous l’aurez devinĂ©: il est QuĂ©bĂ©cois. Diane Ducret rhabille le mythe du Prince Charmant. L’homme idĂ©al ? Satisfaite ou remboursĂ©e !  »

Mon avis : Une comĂ©die romantique grinçante et trĂšs drĂŽle. Ce petit livre au format original se lit en quelques heures et se prĂ©sente sous la forme de petites chroniques liĂ©es entre elles par un fil conducteur : un flirt plus ou moins caliente đŸ”„ avec un beau quĂ©bĂ©cois quadra et papa. Notre hĂ©roĂŻne handicapĂ©e du sentiment (si si un peu) va s’embarquer pour le pays-du-caribou-en-folie ❄ et nous emmĂšne avec elle dans des pĂ©ripĂ©ties cocasses. DrĂŽlerie renforcĂ©e par les Ă©normes quiproquos linguistiques! Il faut dire que le quĂ©bĂ©cois parle un patois Ă©trange 🇹🇩

Le hic : Certaines scĂšnes un peu trop stĂ©rĂ©otypĂ©es et une petite lourdeur sur ces fameux quiproquos qui ne sont parfois pas vraiment nĂ©cessaires mĂȘme pour une nocive du quĂ©bĂ©cois comme moi…

En bref : un chouette OVNI pour la gĂ©nĂ©ration Y des dĂ©sillusionnĂ©s Ă©perdument romantiques 💖

Un petit extrait :

Tous les actionnaires de cette relation s’engagent Ă  respecter au quotidien les principes inscrits dans le prĂ©sent pacte :

Principe gĂ©nĂ©ral d’indĂ©pendance. Depuis le jour de ma crĂ©ation, je suis une entitĂ© Ă  part entiĂšre avec une capacitĂ© d’autonomie supĂ©rieure Ă  celle d’une batterie de tĂ©lĂ©phone, une viabilitĂ© intellectuelle et Ă©conomique, bref, je pense et je gagne ma vie toute seule, j’espĂšre qu’il en est de mĂȘme pour toi. On peut avoir des activitĂ©s en commun, mais on a deux cerveaux sĂ©parĂ©s. C’est pour en faire usage. Les « on a aimĂ© ce film », « on a dĂ©testĂ© cette position » seront proscrits par la loi.

EgalitĂ© de traitement. Si je fais les courses, tu fais la vaisselle. Aucun des deux ne tirera avantage de l’autre actionnaire de la relation sans prendre soin de lui. Un « je t’aime » est Ă©gal Ă  un cĂąlin, un « qu’est-ce qu’on mange » Ă  une nuit de chastetĂ© imposĂ©e.

Principe de la transparence. Tu ne me la feras pas Ă  l’envers, on est lĂ  chacun par envie mutuelle, si ce n’est plus le cas merci de me le dire. Si une tentation d’acquisition-fusion avec une autre sociĂ©tĂ© se profile, merci d’en prĂ©venir l’actionnaire qui prendra ses distances et te fera une OPA dans ta face.

Conflit d’intĂ©rĂȘts. La SCA pourra ĂȘtre amenĂ©e Ă  rencontrer des conflits divers. Le principe suivant sera toujours applicable : « tu as tort, j’ai raison ».


 

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Le livre : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur 

L’auteure : Harper Lee Ă©tait une romanciĂšre amĂ©ricaine, nĂ©e dans une petite ville d’Alabama. Elle se lance dans des Ă©tudes de droit avant d’abandonner pour se consacrer Ă  l’Ă©criture. Elle Ă©crivit dans un premier temps des nouvelles dont une deviendra plusieurs annĂ©es plus tard « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » sur les conseils de son agent littĂ©raire. Ce livre a connu un succĂšs monumental, publiĂ© en pleine pĂ©riode de lutte pour les droits civils. Il est considĂ©rĂ© comme un classique de la littĂ©rature. Ce roman est encore aujourd’hui Ă©tudiĂ© au collĂšge et lycĂ©e. Il reçut le prix Pulitzer de la fiction en 1961. Harper Lee reçoit en 2007 la mĂ©daille prĂ©sidentielle de la Liberté de la part du prĂ©sident George W. Bush pour sa contribution Ă  la littĂ©rature.

Le synopsis : « Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande DĂ©pression, Atticus Finch Ă©lĂšve seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intĂšgre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour dĂ©fendre un Noir accusĂ© d’avoir violĂ© une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort. »

Mon avis : Comme tout le monde j’ai Ă©normĂ©ment entendu parler de ce livre et il Ă©tait dans ma top liste des classiques Ă  lire. AprĂšs la triste nouvelle de la disparition d’Harper Lee, je me suis dis que c’Ă©tait dĂ©finitivement le moment de dĂ©couvrir ce monument de la littĂ©rature amĂ©ricaine, d’autant plus que le sujet abordĂ© par le livre me touche particuliĂšrement.

J’ai beaucoup aimĂ© le style d’Harper Lee, malgrĂ© son cĂŽtĂ© trĂšs descriptif. La narration est originale et plus complexe qu’il n’y paraĂźt Ă  premiĂšre vue puisque Scout raconte trois annĂ©es de son enfance (parfois du haut de ses 8 ans et parfois en tant que jeune femme), les deux se rejoignant trĂšs habillement. Le livre dĂ©crit parfaitement la vie d’une petite ville tranquille du sud des Etats-Unis dans les annĂ©es 30, la place qu’occupe la religion et l’importance des « bonnes » maniĂšres, mais aussi l’exclusion sociale qui est prĂ©dominante : celle des noirs bien sĂ»r, mais Ă©galement celles des gens diffĂ©rents de ce que ces « dames » et « gentlemen » attendent.

On passe ainsi des Ă©tĂ©s chauds â˜€ïžđŸŒŸ et insouciants des enfants accompagnĂ©s de leurs jeux et bĂȘtises habituelles Ă  une prise de conscience parfois douloureuse de la rĂ©alitĂ© sociale. Scout a un cĂŽtĂ© garçon manquĂ©, elle est mature pour son Ăąge, ce qui rend la lecture agrĂ©able. C’est original de dĂ©couvrir cette triste pĂ©riode par les yeux d’une enfant qui n’y comprend pas grand chose.

Le hic : Le rythme est assez lent, le procĂšs tant attendu ne se dĂ©roulant qu’en bonne seconde partie du livre et sur une vingtaine de pages seulement. Force est d’admettre  qu’aprĂšs toutes les Ă©loges entendues, je m’attendais Ă  un livre bien plus engagĂ© pour la cause des noirs amĂ©ricains. Bien entendu, il l’est mais j’aurais voulu que le sujet soit traitĂ© plus en profondeur. L’histoire Ă©tant racontĂ© par une enfant c’est assez logique que cette prĂ©occupation passe au second plan et soit abordĂ©e avec un regard innocent. Toutefois, j’aurais bien aimĂ© que certains chapitres soient racontĂ© du point de vue de Jem, le grand frĂšre, qui comprend mieux ce qui se passe autour de lui et qui passe par de grandes phases de doutes et de tristesse (ajoutĂ©s Ă  la pubertĂ©, melting-pot assez explosif).

En bref : Un livre tout en mĂ©taphore et subtil. Une trĂšs belle histoire que je conseille sans hĂ©siter, mais que j’aurais souhaitĂ© lĂ©gĂšrement plus « anti-segrĂ©gationiste ».

Le saviez-vous ?

  • Truman Capote s’est revendiquĂ© comme auteur d’une partie du livre (sans la moindre preuve). Il aurait en revanche inspirĂ© Ă  Harper Lee qui le connaissait bien le personnage de Dill.
  • Il plane un certain mystĂšre autour de ce livre et de son auteure, car beaucoup se sont demandĂ©s s’il ne s’agissait pas d’un roman autobiographique. Il y a en effet beaucoup de points de concordance : tout d’abord le pĂšre d’Harper Lee Ă©tait avocat Ă  Monroeville (et Ă©galement Ă©lu Ă  la chambre des reprĂ©sentants de l’Alabama comme Atticus Finch) ; le nom de famille « Finch » Ă©tait le nom de jeune fille de la mĂšre d’Harper Lee ; Monroeville Ă©tait semblable en de nombreux points Ă  Maycomb. Pour finir, il est probable qu’Harper Lee se soit inspirĂ©e du procĂšs Scottsboro (1931) : deux femmes blanches portĂšrent plainte contre 9 hommes noirs – le plus jeune n’ayant que 12 ans – pour viol. Il fut prouvĂ© par des certificats mĂ©dicaux que les deux femmes n’avaient pas Ă©tĂ© violĂ©es et qu’elles mentaient pourtant les jeunes hommes furent presque lynchĂ©s et condamnĂ©s. Ils passĂšrent plus de 7 ans en prison avant d’ĂȘtre relaxĂ©s ou placĂ©s en libertĂ© conditionnelle.
  • Jusqu’Ă  ces derniĂšres annĂ©es, Harper Lee n’avait jamais republiĂ© de livres ou de nouvelles. Si bien que pendant longtemps « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » fut son unique oeuvre majeure. Beaucoup Ă©taient trĂšs intriguĂ©s de savoir pourquoi. Ce mystĂšre s’est un peu dispersĂ© avec « Va et poste une sentinelle« , son second roman parut en 2015 (soit 55 ans aprĂšs « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur« ). Il s’agit d’une suite : Scout Finch, dĂ©sormais adulte, voyage de New York Ă  Maycomb pour rendre visite Ă  son pĂšre, Atticus Finch, prĂšs de vingt ans aprĂšs les Ă©vĂ©nements de « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur ».

 

Que pensez-vous de mes lectures ? J’espĂšre vous avoir convaincus! 

Avez-vous lu des choses intĂ©ressantes le mois dernier? Des livres Ă  me conseiller? 📖

Crédit photos : Samsha Tavernier 

 

9 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Merci pour le partage de tes lectures !

    Aimé par 1 personne

  2. bloganythingispossible dit :

    Bon rythme !
    Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est dans ma looooongue liste des livres Ă  lire 🙂
    Un classique incontournable !

    Aimé par 1 personne

    1. Oui je te le conseille, c’est vraiment Ă  dĂ©couvrir mĂȘme si je ne m’attendais pas tout Ă  fait Ă  cela… J’ai bien envie de lire la suite maintenant avec « va et poste une sentinelle » !

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  3. Ibidouu dit :

    Les trois me tentent beaucoup ! 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Alors mission accomplie pour moi 😉

      Aimé par 1 personne

  4. Sybille dit :

    De belles lectures, mais Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est de loin mon prĂ©fĂ©rĂ© !!

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  5. Petite G dit :

    Ne tirez pas… est un de mes livres prĂ©fĂ©rĂ©s. Et tu me fais redĂ©couvrir Isabel Allende, j’avais dĂ©vorĂ© plusieurs de ses livres Ă©tant ado (dont « la maison aux esprits »), ça me donne envie de me pencher sur ses livres plus rĂ©cents !

    Aimé par 1 personne

    1. Oui il est vraiment super!! Je n’ai pas lu « la maison aux esprits », tu as aimĂ©? J’ai bien envie de le dĂ©couvrir aussi 🙂

      J'aime

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