Mes citations littéraires préférées #8

Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle sélection de citations et d’extraits qui m’ont particulièrement interpellé au cours de mes dernières lectures (pour retrouver les précédentes sélections, c’est ici).

C’est un véritable plaisir pour moi de convoquer les belles lettres et les plumes des auteurs et autrices. Un petit hommage à ma manière. C’est également l’occasion de retrouver des passages qui correspondent à des humeurs que j’ai pu éprouver à un moment ou à un autre.

Le plus surprenant c’est que même dans les livres que je n’ai pas aimé dans leur globalité, il y a souvent des passages qui m’inspirent. C’est, par exemple, le cas des passages tirés du « Livre perdu de Léonard De Vinci ». Il s’agit de la magie de la littérature.

Je vous laisse découvrir cette sélection, en espérant qu’elle vous plaise également.

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« Les rêves peuvent être contagieux comme les épidémies, mais on ne les vole pas : dans la pire des hypothèses, on les oublie. » 

Francesco Fioretti – « Le livre perdu de Léonard De Vinci » (mon avis ici)

« Il était fait comme ça, le mot « impossible » l’énervait, le faisait souffrir, il le poussait à essayer de l’effacer définitivement du dictionnaire des humains. »

Francesco Fioretti – « Le livre perdu de Léonard De Vinci »

« La cinquième essence qui imprègne la nature est ce que nous appelons Force, appelez-la enérgheia si vous préférez, ou vis, mais elle se répand dans les éléments comme les vagues dans l’eau, comme les sons et la lumière dans l’air, comme la puissance des tremblements de terre, la violence des tempêtes. Elle est contrainte par la matière, y compris dans nos corps, et plus elle est contrainte, plus elle gagne en puissance. C’est quelque chose comme les désirs chez les êtres pensants ou chez les animaux vivants. Elle aspire seulement à se dissoudre elle-même et à revenir au chaos primordial. Si on la laisse libre, elle se dissipe rapidement. Elle s’estompe comme les cercles que provoque un caillou jeté dans une flaque d’eau. »

Francesco Fioretti – « Le livre perdu de Léonard De Vinci »

« Tout, ici-bas, semble courir vers sa propre dissipation, la Force se perd, les sons s’évanouissent, la vision du paysage s’estompe. Parce que tout aspire à retrouver et à revenir dans le chaos premier. Le papillon cherche tellement la lumière qu’il se détruit dans la flamme, et pareillement l’homme, qui attend toujours avec joie le nouveau printemps, puis l’été, et les mois nouveaux, et les années nouvelles, ne s’aperçoit pas que ce à quoi il aspire avec une telle intensité c’est sa propre mort. »

Francesco Fioretti – « Le livre perdu de Léonard De Vinci »

« Le plus grand talent d’un être humain, c’est de savoir écouter. Si tu respectes ce principe, tu possèdes, en plus du tien, l’esprit de celui qui parle. Et ton âme brille d’une énergie redoublée. »

Francesco Fioretti – « Le livre perdu de Léonard De Vinci »

« Mona Lisa del Giocondo souffrait d’humeurs saturniennes. Avant de faire son portait, Léonard essayait de l’égayer en lui racontant des histoires amusantes ou en jouant du luth. Tout ce qu’il parvenait à obtenir d’elle, c’était un sourire superficiellement apaisé où restaient encore des traces de sa douleur profonde. Il pensa à un portrait qui reproduirait derrière elle un paysage traversé par les mêmes passions, paisible à première vue, mais profondément marqué par le tourment des ères géologiques, par l’érosion des eaux et des vents, par les forces constantes de la nature qui creusent et sculptent, érodent et solidifient à nouveau. Ce serait la summa de tous les paysages de sa vie, dans le fond, les Alpes lombardes, le Carse, les glaciers et les lacs alpins, au premier plan, les méandres de l’Arno en dessous d’Arezzo et le pont entre deux falaises au Romito. Il l’imagina mais ne le réalisa pas. Il l’esquissa, mais sans l’achever. Pour le finir, il devait d’abord atteindre lui aussi la sérénité apparente et provisoire qui marque la fin de tout conflit ancien, l’état de grâce, l’équilibre précaire et caduc entre le tourbillon contradictoire des élans vitaux et l’angoisse de la stase et de la décomposition définitive. »

Francesco Fioretti – « Le livre perdu de Léonard De Vinci »

« Si les hommes pouvaient voler, comme les oiseaux, ils seraient contraient à la même élégance, ils pourraient apprendre à voltiger et à planer sans fatigue, avec un détachement tranquille, au dessus de la misère de leur propre sort. »

Francesco Fioretti – « Le livre perdu de Léonard De Vinci »

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« Elle se sentit d’abord diminuée par le gigantisme des lieux, par l’immense atrium, par les étages en anneaux, par les salons de lecture aménagés sur les plafonds, par le globe terrestre du Secretarium qui flottait sous la coupole, et peut-être plus encore que tout le reste, par la foule de bibliothèques qui débordaient de savoir. Puis, passé cette première impression écrasante, Ophélie se sentit agrandie par l’unisson de toutes ces pages, toutes ces voix silencieuses qui semblaient lui murmurer qu’elle avait aussi le droit de faire entendre la sienne. » 

Christelle Dabos – « La tempête des échos » (mon avis ici)

« Eulalie attarde son regard sur les carcasses couchées des arbres millénaires. Une histoire de plus déracinée à jamais ».

Christelle Dabos – « La tempête des échos »

« La mer de nuages était prise de folie, élevant ici des murailles de vapeur, creusant là des puis de néant. »

Christelle Dabos – « La tempête des échos »

« Elle n’avait jamais vraiment approuvé l’intérêt que leur portait Artémis. Pourquoi un esprit de famille préférait-il les étoiles à ses descendants ? Elle la comprenait mieux à présent : les secrets du ciel étaient moins effrayants que ceux de sa propre existence. »

Christelle Dabos – « La tempête des échos »

« Ils étaient des âmes sans foyer parmi des foyers sans âme. »

Christelle Dabos – « La tempête des échos »

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« Les vivants réinventent souvent la vie des morts. »

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » (mon avis ici)

« Pourquoi va-ton vers des livres comme on va vers des gens ? Pourquoi sommes-nous attirés par des couvertures comme nous le sommes par un regard, une voix qui nous paraît familière, déjà entendue, une voix qui nous détourne de notre chemin, nous fait lever les yeux, attire notre attention et va peut-être changer le cours de notre existence ? »

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

« Les seuls fantômes auxquels je crois sont les souvenirs. Qu’ils soient réels ou imaginaires. » 

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

« Il faut apprendre à donner de votre absence à ceux qui n’ont pas compris l’importance de votre présence. » 

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

« C’est à ce moment-là que j’ai compris que vous étiez singulière. Qu’il existe des femmes qui ne ressemblent à aucune autre. Vous n’étiez pas la copie de quelqu’un, vous étiez quelqu’un. »

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

« Je déteste les fleurs artificielles. Une rose en plastique ou en synthétique, c’est comme une lampe de chevet qui voudrait imiter le soleil. »

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

« Toute notre vie, on rencontre des grands qui nous apprennent que le Père Noël n’existe pas, on trébuche sur des déceptions. »

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

« Je me suis inventée mille vie pendant cette vie là. »

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

« J’aime la beauté des choses parce que je ne crois pas en la beauté des âmes. »

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

« Cet homme m’a semblé tout droit sorti d’un roman ou d’un asile. Ce qui revient au même. »

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

« J’étais pleine de silences qui hurlaient au fond de moi. Qui me réveillaient la nuit. »

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

« Chaque jour je m’enivre de la beauté du monde. Bien sûr il y a la mort, le chagrin, le mauvais temps, la Toussaint, mais la vie reprend toujours le dessus. Il y a toujours un matin où la lumière est belle, où l’herbe repousse sur les terres brûlées. » 

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

« Le passé est le poison du maintenant. Ressasser, c’est mourir un peu. »

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

« Les souvenirs sont de grandes vacances, des plages privées. »

Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs » 

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Vous aimez ces extraits choisis ? Vous avez relevé des citations qui vous inspirent dernièrement ? 

Crédit photo de couverture : L&T

11 commentaires Ajouter un commentaire

  1. La Plume dit :

    Merci pour ce joli partage ! J’apprécie tout particulièrement les pensées de Valérie Perrin, son écriture semble être très belle. Si je dois te partager à mon tour quelques citations que j’ai récemment (re)découvertes, voici celles que je retiendrai :
    « Si tu veux connaitre quelqu’un, n’écoute pas ce qu’il dit mais regarde ce qu’il fait » Dalaï-lama.
    « Il y a des silences qui en disent long comme il y a des paroles qui ne signifient rien » Edith Piaf.
    Cependant, les pensées d’ Oscar Wild et de Khalil Gibran sont celles que je préfère:
    « Moi seul peut me juger. Je connais mon passé, je connais la raison de mes choix, je sais ce que j’ai à l’intérieur. Je sais combien j’ai souffert, je sais combien je peux être fort et fragile, moi et personne d’autre »
    « Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’aspiration qu’à la Vie pou elle même […] ils ne vous appartiennent pas » Khalil Gibran
    Belle journée !

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      Merci pour ces très belles citations que j’aime beaucoup également ! Elles sont pleines de sagesse. Nous en avons bien besoin en ce moment 😉

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      1. La Plume dit :

        Contente qu’elles t’aient plu !

        Aimé par 1 personne

  2. cora85 dit :

    « J’aime la beauté des choses parce que je ne crois pas en la beauté des âmes. »

    Valérie Perrin – « Changer l’eau des fleurs »

    Merci pour le partage.

    Bonne semaine !

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      Avec grand plaisir! J’adore cette citation 😉

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  3. cora85 dit :

    Une citation que j’adore :
    « Quand le monde nous semble vaciller sur ses bases, un regard jeté sur une fleur peut rétablir l`équilibre. » (Ernst Jünger – « Journal IV 1945-1948 – La cabane dans la vigne »).

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    1. L&T dit :

      Oh oui, elle est très belle et parfaitement d’actualité.

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  4. Crisanasam dit :

    Merci pour ces belles citations, elles nous donnent la tonalité et les sonorités des lectures d’où elles viennent et nous donnent envie de découvrir ces livres.

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    1. L&T dit :

      Je suis contente que ces articles de citations te plaisent et qu’ils atteignent leur objectif, à savoir : te donner envie de découvrir les livres cités ou d’autres encore.

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  5. Itinera Magica dit :

    Je connais bien la Passe-miroir, mais tu m’as donné envie de lire Changer l’eau des fleurs et Le livre perdu de Da Vinci ! Je note !

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      « Changer l’eau des fleurs » est un très beau livre. J’ai d’ailleurs publié mon avis sous ce lien : https://thecosmicsam.com/2020/03/22/changer-leau-des-fleurs-valerie-perrin/

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