Mes citations littéraires préférées #31

Après une petite pause, me voici de retour avec la 31ème édition de mes citations littéraires favorites (les précédentes sont à retrouver ici). Tirées de mes quatre dernières lectures (bien différentes les unes des autres mais toutes avec une touche de suspense et de frisson), ces belles phrases ont su retenir mon attention et me véhiculer images et émotions.

Je les partage avec vous pour une parenthèse de belles lettres. J’espère également, de cette façon, vous donner un petit aperçu de l’univers et du style des auteur(e)s.

N’hésitez pas à me dire si cette sélection vous a plu et, surtout, si elle vous a donné envie de découvrir certains de ces titres…

Source cinemagraph : Pinterest

« Elle n’avait pas lu autant que lui, évidemment, à cause de ses nombreux déménagements, mais elle avait passé l’essentiel de on enfance dans des bibliothèques, se réfugiant parmi les rayonnages tandis qu’elle allait d’école en école, absorbant les livres comme s’ils étaient faits d’air ».

Céleste Ng – « La saison des feux » (mon avis sur le livre ici)

« Il aurait voulu s’enrouler autour des arabesques de son écriture ».

Céleste Ng – « La saison des feux »

« Elle avait l’impression d’entrer non pas dans une maison, mais dans l’idée d’une maison, un archétype qui aurait pris vie sous ses yeux. Une chose dont elle aurait entendu parler sans jamais la voir ».

Céleste Ng – « La saison des feux »

« Elle semblait répondre en provoquant encore plus sa mère , en l’asticotant avec l’expertise que seul peut avoir un enfant ».

Céleste Ng – « La saison des feux »

« La colère est le garde du corps de la peur ».

Céleste Ng – « La saison des feux »

« Mia avait très peu partagé en retour, mais elle avait appris au fil des années que les gens s’en rendaient rarement compte si vous saviez écouter – c’est à dire, si vous continuiez à les faire parler d’eux ».

Céleste Ng – « La saison des feux »

« Pour un parent, un enfant n’est pas une simple personne : c’est un endroit, une sorte de Narnia, un lieu vaste et éternel où coexistent le présent qu’on vit, le passé dont on se souvient et l’avenir qu’on espère. On le voit en le regardant, superposé à son visage : le bébé qu’il a été, l’enfant puis l’adulte qu’il deviendra, tout ça simultanément, comme une image en trois dimensions. C’est étourdissant. Et chaque fois qu’on le laisse, chaque fois que l’enfant échappe à notre vue, on craint de ne jamais pouvoir retrouver ce lieu ».

Céleste Ng – « La saison des feux »

« Toute sa vie elle avait appris que la passion, comme le feu était une chose dangereuse. Elle devenait si facilement incontrôlable. Elle escaladait les murs et bondissait par-dessus les tranchées. Les étincelles sautaient comme des puces et se répandaient tout aussi rapidement ; une brise pouvait charrier les braises sur des kilomètres. Mieux valait contrôler cette étincelle et la transmettre prudemment d’une génération à l’autre, comme une torche olympique. Ou, peut-être, l’entretenir attentivement comme une flamme éternelle : un rappel de la lumière et de la bonté qui jamais n’embraseraient rien. Soigneusement contrôlée. Domestiquée. Heureuse en captivité. La clé, pensait-elle, était d’éviter toute conflagration ».

Céleste Ng – « La saison des feux »

« Le lendemain matin, au lycée, tout semblait revenu à la normale, mais elle savait que quelque chose avait changé, et elle avait gardé cette certitude en elle comme une écharde, quelque chose qu’elle prenait soin de ne pas toucher ».

Céleste Ng – « La saison des feux »

« ça ne le regardait pas, songea t-il, même s’il passa le reste de l’après-midi à rêvasser à sa propre adolescence à Hong-Kong, quand il se glissait dans le jardin botanique avec Betsy Choy, ces après-midi de rêve dont il n’avait jamais parlé à personne et qu’il avait oublié de revivre pendant de nombreuses années ».

Céleste Ng – « La saison des feux »

« Il y avait une tonne de nourriture dans le réfrigérateur, une tour penchée de plats en pyrex enveloppés dnas du papier aluminium. Comme si personne ne savait quoi faire face à une telle tragédie hormis préparer les plats les plus lourds, les plus copieux et les plus prosaïques qui soient pour donner à la famille endeuillée quelque chose de solide à quoi se raccrocher ».

Céleste Ng – « La saison des feux »

« Elle lui avait tout expliqué dans les grandes lignes, mais elles savaient toutes deux que les détails mettraient longtemps à venir. Ils arriveraient au compte-gouttes, des souvenirs refaisant soudain surface, déclenchés comme souvent par des petits riens. Pendant des années, Mia repérerait une maison jaune tandis qu’elles rouleraient, ou une camionnette de réparateur cabossée, ou bien elle verrait deux enfant en train de gravir une colline et elle dirait : « Est-ce que je t’ai raconté… » Et Pearl tendrait soudain l’oreille, prête à recueillir un nouveau petit fragment étincelant de son histoire. Tout, en viendrait-elle à comprendre, c’était comme l’infini. Elle n’iraient peut-être jamais jusqu’au bout, mais viendrait peut-être un moment où elle n’aurait pas besoin d’en savoir plus. ça prendrait simplement du temps, et de la patience. Pour le moment, elle en savait assez ».

Céleste Ng – « La saison des feux »

« En la serrant contre son coeur, Strike retrouva cette douleur si particulière qu’il avait ressentie étant enfant, celle de devoir choisir entre deux loyautés, être à la fois le champs de bataille et le trophée de la victoire, avoir à mettre des mots sur des sentiments, des émotions inclassifiables ».

Source cinemagraph : The Lunar loft

Robert Galbraith – « Sang trouble » (mon avis sur le livre ici)

« Si les gens tenaient tellement à ce que les survivants s’avouent « chanceux », malgré leur corps mutilé et leur esprit brisé, c’était uniquement pour pouvoir supporter l’horreur de ce qui leur était arrivé ».

Robert Galbraith – « Sang trouble »

« Ils étaient amis et Strike espérait qu’ils le resteraient toujours. Or pour cela, la meilleure garantie était, d’après lui, qu’ils ne se voient jamais nus ».

Robert Galbraith – « Sang trouble »

« Même les gens très intelligents peuvent se comporter comme des idiots dans leur vie privée. Je dirais même que plus on a lu de bouquins moins on connaît les choses de l’amour ».

Robert Galbraith – « Sang trouble »

« Il savait qu’il avait tort de lui cacher ses sentiments mais, par ailleurs, s’il les lui dévoilait, il redoutait de pénétrer sur un territoire dont on ne revenait pas ».

Robert Galbraith – « Sang trouble »

« Pourquoi le temps de l’innocence laissait-il des traces aussi brulantes dans le cerveau des adultes ? Pourquoi le souvenir de la petite fille qui se croyait invulnérable lui causait-il plus de douleur que de plaisir ? »

Robert Galbraith – « Sang trouble »

« Ce qui nous définit, ce ne sont pas nos erreurs, c’est comment nous les surmontons ».

Robert Galbraith – « Sang trouble »

Source cinemagraph : Photofunky

« La peur l’avait rendu téméraire ; elle avait pris conscience qu’elle n’avait rien à perdre. A part la vie elle-même ».

Lynn Messina – « Une insolente curiosité » – T1 des enquêtes de Beatrice Hyde-Clare (mon avis sur le livre ici)

« Même une horloge arrêtée sait dire l’heure exacte deux fois par jour ».

Lynn Messina – « Une insolente curiosité » – T1 des enquêtes de Beatrice Hyde-Clare

« Il y avait quelque chose d’insupportable chez lui, une perfection quasi inhumaine, et elle imaginait sans peine qu’une telle beauté physique pût chercher à se corrompre pour remédier à cette totale absence de défauts ».

Lynn Messina – « Une insolente curiosité » – T1 des enquêtes de Beatrice Hyde-Clare

« La rancoeur était une arme contondante qui ne faisait que détruire gratuitement, et elle ne voulait pas pendre part à ce genre de carnage ».

Lynn Messina – « Une insolente curiosité » – T1 des enquêtes de Beatrice Hyde-Clare

Soure cinemagraph : Wattpad

« La neige brillait un peu sous les lampadaires, les cristaux dansaient autour des passants, telles des lucioles curieuses ».

Franck Thilliez – « ATOMKA » (mon avis sur le livre ici)

« Elle se rendait compte que, quand on bossait au 36 jour après jour, nuit après nuit, on oubliait l’aura du lieu et on ne voyait plus qu’une poignée d’hommes et de femmes courageux, qui s’acharnaient à combattre la gangrène d’une ville devenue bien trop grade pour eux. Rien de mythique là-dedans ».

Franck Thilliez – « ATOMKA »

« Même après tant d’années, tant d’affaires tordues, cette peur noueuse était toujours là, agrippée à leurs tripes. Elle était nécessaire à leur survie, à leur vigilance. Sharko savait au plus profond de sa carcasse qu’un flic sans cette peur-là était un flic mort ».

Franck Thilliez – « ATOMKA »

« Elle détestait affronter le regard des fous parce que, au fin fond de leur iris, on lisait tout ce que notre conscience refoulait et nous empêchait de voir ».

Franck Thilliez – « ATOMKA »

« Il évoluait dans une ville de fantômes, au coeur d’un monde replié sur lui-même, peuplé de gens qui n’existaient plus pour personne ».

Franck Thilliez – « ATOMKA »

« Les steppes avaient cette capacité à transformer la lumière rasante du soleil en une pluie d’étincelles. La nature buvait l’eau des lacs aux formes douces, les torrents rageaient, les forêts de pins et de bouleaux s’accrochaient aux flancs des montagnes prisonnières du givre. Des bleus stellaires, des verts de jungle, des blancs furieux bataillaient dans ces arènes de silence et donnaient l’envie de se coucher là, à regarder le ciel indéfiniment ».

Franck Thilliez – « ATOMKA »

Source cinemagraph : Liya Embrace

A la lecture de ces extraits choisis, avez-vous une préférence pour l’un de ces romans ? Avez-vous récemment fait de belles découvertes lecture ?

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