Mes citations littéraires préférées #23

L’article d’aujourd’hui signe la 23ème parution de mes citations et extraits favoris, lesquels sont tous tirés de mes dernières lectures (pour retrouver les précédentes c’est ici).

Comme vous le savez, cette catégorie d’article me plaît particulièrement car elle permet aussi bien de se replonger dans l’atmosphère d’un livre, d’en garder en mémoire quelques bons mots, que de vous donner un bref aperçu de la plume de certains auteurs.

La sélection d’aujourd’hui comprend des titres au style différents, notamment le premier tome de la saga des « Détectives du Yorkshire », « Alabama 1963 » et « Le mec de la tombe d’à côté ».

Je vous laisse la parcourir et me dire si certaines des citations sélectionnées vous plaisent ou vous inspirent.

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« Les bonnes actions ne font pas forcément un bon coeur ».

Julia Chapman – « Les détectives du Yorkshire : Rendez-vous avec le crime » (mon avis sur le livre ici)

« Samson n’avait jamais eu aussi peur de sa vie. Il observait le petit bar en étage du Coach and Horses, et au spectacle qui se déroulait devant lui son sang se figeait.

Donnez-lui une ruelle pleine de voyous, une confrontation avec un dealer armé, un entrepôt désaffecté par une nuit sans lune, rien de tout cela ne lui avait jamais donné l’impression d’être dépassé par les événements. Au contraire de la soirée qui l’attendait.

Des femmes ; des tas de femmes. Des décolletés fait pour lui liquéfier les genoux, des bijoux dont il ne pouvait détacher le regard, des parfums enivrants et des sourires qui promettaient des dangers d’une nature toute différente ».

Julia Chapman – « Les détectives du Yorkshire : Rendez-vous avec le crime »

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« -Vous préférez qu’on dise de vous que vous êtes une femme noire ou que vous êtes une femme de couleur ?

-Je préfère qu’on dise que je suis une femme bien ».

Ludovic Manchette et Christian Niemec – « Alabama 1963 » (mon avis sur le livre ici)

« -Et où ils sont allés les esclaves ? Questionna Sid, toujours les yeux fermés.

Il connaissait déjà la réponse mais ne se lassait pas de l’entendre.

-Ça, aucun Blanc l’a jamais su. Mais à ce qu’on raconte, dans la nuit, tout le coton s’est transformé en un nuage qui a emporté les esclaves très loin, dans un pays où ils ont enfin pu être libres ».

Ludovic Manchette et Christian Niemec – « Alabama 1963 »

« Ris, et on rira avec toi. Pleure, et tu pleureras toute seule ».

Ludovic Manchette et Christian Niemec – « Alabama 1963 »

« Dieu a plus d’imagination que nous ».

Ludovic Manchette et Christian Niemec – « Alabama 1963 »

« Je crois pas au crime parfait. Par contre, je crois aux enquêtes imparfaites ».

Ludovic Manchette et Christian Niemec – « Alabama 1963 »

« Elle connaissait enfin son prénom. Elle connaîtrait bientôt son histoire ».

Ludovic Manchette et Christian Niemec – « Alabama 1963 »

« Le coupable idéal est pas forcément le coupable ».

Ludovic Manchette et Christian Niemec – « Alabama 1963 »

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« -Avez-vous déjà envisagé de quitter votre mari ?

-Le quitter, jamais. L’assassiner, plusieurs vous ».

Jeffrey Archer – « Ni vu ni connu » (mon avis sur le livre ici)

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« Je passe au moins une heure ici, à chaque fois, avant de m’en aller. Dans l’espoir sans doute de susciter un chagrin de circonstance, à force d’acharnement. On pourrait dire que je me sentirais beaucoup mieux si j’arrivais à me sentir moins bien, si j’étais capable de tordre les mouchoirs à la pelle ici sur mon banc, sans poser tout le temps ce regard en coin sur moi-même pour vérifier si me larmes sont vraies ».

Katarina Mazetti – « Le mec de la tombe d’à côté » (mon avis sur le livre ici)

« Impossible de décrire ce sourire-là sans plonger dans le monde merveilleux des vieux standards de bal-musette ».

Katarina Mazetti – « Le mec de la tombe d’à côté »

« Ce rire est désormais ma récompense et je fais presque n’importe quoi pour l’entendre. C’est comme un de ces appareils qu’ils ont dans les fêtes foraines pour mesure sa force. On doit frapper avec un gros marteau sur une pointe et ça fait grimper un curseur sur une échelle graduée. Quand on est vraiment fort et qu’on enfonce la pointe jusqu’au bout, il y a une cloche qui sonne. Son rire, c’est cette cloche-là. Ce n’est pas souvent que je la fais sonner, mais ça arrive. Et je me rends très bien compte si j’ai monté le curseur jusqu’à quatre-vingt ou si j’ai complètement loupé mon coup ».

Katarina Mazetti – « Le mec de la tombe d’à côté »

« Parfois j’ai l’impression que je suis en train d’essayer d’apprendre son corps par cœur, comme si j’avais peur qu’il disparaisse. Je connais ses creux sous les clavicules, ses orteils droits, le grain de beauté sous son sein gauche et le duvet blanc sur ses avant-bras. Si on jouait à colin-maillard, je ne me tromperais jamais, à condition qu’elle soit nue. Je crois que je la reconnaîtrais rien qu’à la manière dont son nez forme un angle qui pointe en l’air. C’est assez marrant, elle se trouve tout à fait quelconque. Moi, j’ignore totalement si elle est belle ou laide, ça n’a aucun intérêt, pourvu qu’elle reste comme elle est ».

Katarina Mazetti – « Le mec de la tombe d’à côté »

« Il paraît que les gens seuls vont chez le coiffeur, chez le dentiste ou chez le podologue tout à fait inutilement, seulement pour sentir les mains de quelqu’un sur leur peau. Elle ne m’avait jamais touché comme ça auparavant – et il n’était pas question de zones érogènes. En tout cas pas pendant un long moment. Je crois que j’étais au bord des larmes. Et je sais qu’elle pleurait. Ses larmes tombaient sur ma main mais quand j’ai essayé de dire quelque chose, elle a posé un doigt sur ma bouche.

-Chut, j’essaie ma vue ! a-t-elle dit. Je ne sais pas ce qu’elle voulait dire, mais à ce moment-là, ça paraissait évident, comme ça arrive parfois dans les rêves ».

Katarina Mazetti – « Le mec de la tombe d’à côté »

« Mes mains me paraissaient vides quand il n’était pas dedans ».

Katarina Mazetti – « Le mec de la tombe d’à côté »

« De la poudre aux yeux, voilà ce que je t’ai donné. L’or s’est transformé en feuilles mortes au soleil et tout surpris, tu as regardé mon visage impatient ».

Katarina Mazetti – « Le mec de la tombe d’à côté »

« La dépression est contagieuse, qu’on ne vienne pas me dire le contraire ».

Katarina Mazetti – « Le mec de la tombe d’à côté »

« Mieux vaut franchir les minutes une à une, les avaler comme des pilules amères, essayer de ne pas penser à toutes celles qui restent ».

Katarina Mazetti – « Le mec de la tombe d’à côté »

« Je ne crois pas à l’Amour bien que je l’ai vécu ».

Katarina Mazetti – « Le mec de la tombe d’à côté »

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Certaines de ces citations vous plaisent ? Avez-vous envie de découvrir un ou plusieurs de ces ouvrages ?

Crédit photo de couverture : L&T

4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. J’aime la véracité de la première citation !

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      Moi aussi, je la trouve (malheureusement) très vraie 😉

      Aimé par 1 personne

  2. Crisanasam dit :

    Dans les citations que tu as présentées, j’ai un petit faible pour Katarina Mazetti.
    Son style me plaît bien🙂

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      J’aurais parié que les citations tirées de « Le mec de la tombe d’à côté » te plairaient ! Je pense, en effet, que tu aimeras son style et son humour un peu caustique.

      J'aime

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