Le Tricycle rouge – Vincent Hauuy

« Le Tricycle rouge » est paru il y a quelques années déjà. J’en avais entendu parler dans le cadre du prix littéraire « VSD-RTL – Michel Bussi », le roman ayant remporté la première place en 2017.

C’est après la lecture éprouvante de « Racines » d’Alex Haley (dont je vous parlais ici) que je me suis tournée vers « Le Tricycle rouge » en espérant une lecture un peu plus facile (sur le plan émotionnel du moins) et quoi de mieux qu’un bon thriller pour ce faire ?

Alors, effet escompté ou pas ? Je vous dis ça plus bas.

Le livre : « Le Tricycle rouge »

Crédit photo : L&T

L’auteur : Vincent Hauuy est un concepteur de jeux vidéo, romancier et scénariste français. « Le Tricycle rouge », son premier roman, a obtenu le Prix VSD-RTL du meilleur thriller français 2017. Il récidive avec une nouvelle enquête, « Le brasier », publié en 2018. Il a depuis publié « Dans la toile »(2019) et « Survivre » (2020 ). Pour le suivre, c’est ici ou ici !

Le résumé : « Noah Wallace est un homme usé, l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais un appel téléphonique va le contraindre à reprendre du service. Son ami et ex-coéquipier Steve Raymond a besoin de lui. Une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada l’implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Tout porte à croire qu’un tueur en série présumé mort, le Démon du Vermont, est de nouveau à l’œuvre. Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix. Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret  ? »

Mon avis : « Le Tricycle rouge » nous présente deux histoires parallèles qui vont, naturellement, finir par se rejoindre d’une façon assez inattendue.

D’une part, on suit Noah Wallace, un profiler de génie au passé trouble. Noah ne se contente pas de dresser le profil psychologique de psychopathes, il capte le moindre détail d’une scène de crime, ressent le trouble des victimes, la colère ou l’excitation du meurtrier. Il s’en voit d’autant plus troublé lorsque des crimes particulièrement sordides le concernent de près. Ces crimes, commis par celui justement surnommé le « Démon du Vermont », en viennent à détruire Noah, aussi bien sur le plan physique que psychologique. Alors qu’il pensait avoir mis ces douloureuses expériences derrière lui, le revoilà, cinq ans plus tard, confronté à ce qui semblerait être un « copy cat » du tueur en série.

C’est donc un Noah brisé et bien différent de l’ancienne version de lui-même, qu’il nomme « l’Autre », qui devra tenter de découvrir le glaçant secret qui se cache derrière ces terribles scènes de crimes.

En parallèle, nous découvrons le personnage de Sophie Lavallée, une blogueuse à succès qui rêve d’écrire pour le prestigieux New York Times et qui, pour ce faire, se lance dans une enquête sur la disparition d’un journaliste d’investigation dans les années 70.

De la mafia italienne à la CIA, entre Etats-Unis et Canada, Sophie se confronte à de nombreux dangers pour faire la lumière sur la vérité.

Suspense, meurtres terrifiants, personnages à la psychologie, a priori, complexe, tous les ingrédients étaient réunis pour un bon roman noir. Pourtant, je n’ai pas accroché plus que ça avec cet ouvrage.

Ne vous méprenez pas, j’ai lu le roman rapidement, l’écriture y est fluide et le vocabulaire atypique (j’ai d’ailleurs apprécié cet aspect du livre qui change un peu des thrillers plus usuels. Je me suis surprise à aller chercher la définition de certains mots peu usités), il y a du rythme et les chapitres sont courts.

Ceci étant dit, je ne suis pas parvenue à m’attacher aux personnages, hormis celui de Noah (dont j’aurais toutefois souhaité la personnalité plus approfondie) et celui de son collègue, Steve, dont j’ai trouvé les aspérités intéressantes. A l’inverse, les personnages de Clémence (autre profileuse travaillant pour le Canada) et de Benedict (ex-jaloux de Sophie) m’ont été carrément antipathiques (ce dernier est conçu pour être détestable, mais j’ai trouvé ça « too much », on en vient à ne plus comprendre comment une relation a pu s’établir entre Sophie et lui).

Le nœud de toute cette histoire m’a, par ailleurs, semblé trop gros pour être tout à fait crédible (même si certains faits sont historiquement avérés).

C’est probablement parce que je n’ai pas réussi à m’imprégner de l’atmosphère et de l’intrigue que j’ai été dérangée par l’atrocité des scènes de crimes (ce n’est pourtant pas faute de ne pas en avoir l’habitude avec des thrillers comme ceux de Franck Thilliez). J’ai également eu un peu de mal à retracer le fil conducteur des raisonnements pour en arriver à la résolution finale.

En bref : En dépit de bons éléments, le côté « déjà-vu » et le manque de crédibilité ont empêché la sauce de prendre avec moi. Je ne doute, cependant, pas du fait que ce roman pourra plaire à d’autres, comme en témoignent d’ailleurs certains commentaires particulièrement élogieux sur le site de lecture Babelio. Je vous laisse, par conséquent, vous faire votre propre avis sur cette histoire et, bien entendu, revenir vers moi pour me dire ce que vous en avez pensé.

Vous aviez déjà entendu parler de ce roman primé ? Vous vous laisseriez tenter par sa découverte ?

8 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Je l’avais pas mal vu passer, mais du tout… je passe au suivant !

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      Je n’ai pas, pour autant, passé un mauvais moment, mais je pense qu’en effet il y a de meilleurs thrillers…

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  2. Crisanasam dit :

    Merci pour cet article. Après lecture de ce polar, je te dirai ce que j’en pense 😉

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    1. L&T dit :

      Avec plaisir ! J’ai hâte de savoir ce que tu en auras pensé.

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  3. Sarah dit :

    Je n’ai pas encore lu ce livre mais je pense que les thrillers sont en général pires qu’avant

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    1. L&T dit :

      C’est vrai que l’on a tendance a constater une surenchère d’hémoglobine, je ne sais pas vraiment à quoi cela est dû… Est-ce parce que notre société est décomplexée face à la violence qui s’expose dans les médias, les jeux vidéos etc. ou tout simplement parce que les comportements sont plus agressifs depuis quelques années? Ce serait intéressant de se pencher sur la question…

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  4. flyingelectra dit :

    merci ! je passe mon tour, j’ai pensé de suite au Mentalist (femme et enfant assassiné) et à des séries où le profiler ressent ce que pense le tueur en série- bref, je dois trop regarder la télévision !

    Je préfère aujourd’hui les polars avec un rythme « pépère »…

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    1. L&T dit :

      Ah oui c’est vrai que je n’avais pas pensé au « Mentalist » mais davantage à Will Graham dans la série « Hannibal » (pour l’atmosphère un peu sombre et le côté très « borderline » du personnage).

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