Mes citations littéraires préférées #19

Vous commencez à en avoir l’habitude, une fois par mois j’essaye de vous partager les mots qui m’ont fait vibrer, (sou)rire ou qui m’ont inspiré.

Tirées de mes dernières lectures, j’espère que ces citations vous permettront d’avoir un aperçu de la plume des auteurs et autrice lus et qu’elles vous donneront envie de découvrir les trois titres présentés dans cette 19ème édition.

Quoiqu’il en soit, dites-moi en commentaire si certaines de ces phrases vous plaisent et si vous connaissez ces ouvrages et leurs auteur(rice)s.

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« Lui, ça ne le dérange pas, c’est seulement parfois à cause des gens que c’est un peu gênant ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin » (mon avis sur le livre ici)

« Son monde est tout cassé, son monde ne pourra jamais se relever. Pourquoi est-ce qu’on a vécu dans ce monde, pourquoi est-ce qu’on a donné la vie à des enfants, qu’on s’est réchauffé à leurs sourires, à leurs jeux, si c’est pour qu’ils deviennent des bêtes sauvages ? »

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Faites exactement comme si vous étiez ici chez vous, c’est ce que je fais moi aussi ! »

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Je parle de moi au lieu de parler de vous, une méchante habitude qu’ont tous ceux qui vivent dans une grande solitude ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Peut-être que, une fois seule avec elle-même, elle deviendra aussi quelque chose ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Des flocons d’images neigent dans son cerveau, qui fondent aussitôt, avant même qu’elle ait pu les distinguer ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Les idiots font des idioties, et les malins font souvent des idioties encore plus grandes ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Les gens ne peuvent pas s’empêcher de penser. Ils croient toujours qu’ils iront plus loin en pensant ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Comme de tout un chacun : ils croyaient à ce qu’ils espéraient ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Pendant un moment, elle écoute en silence ces pleurs qui continuent encore et encore, sans une plainte dans la nuit, comme si la nuit elle-même était affligée de tous les chagrins du monde ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Oh oui, peut-être bien qu’il lui causera plus de soucis qu’à son tour. Mais des soucis pareils, des soucis à cause de quelqu’un qu’on aime, ce sont de bons soucis ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Il était déjà tellement contaminé par le crime, sa philosophie et sa morale, qu’il se disait avec obstination que la magouille est faite pour être magouillée, c’était dans l’ordre des choses ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Ils étaient comme deux amants qui en plein raz-de-marée, au milieu des vagues, au milieu des maisons qui s’écroulent, au milieu du bétail qui se noie, s’accrochent l’un à l’autre et croient qu’ils peuvent survivre au désastre général par la force de leur lien commun, de leur amour ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Tu devrais savoir que ce n’est pas ça qui compte, d’être trop peu qui se battent contre beaucoup. Mais au contraire, une fois qu’on a reconnu la vérité d’une chose, il faut se battre pour elle, voilà. Que ce soit toi qui vives le moment de la victoire, ou bien celui qui t’a remplacé, peu importe ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Il ne croyait pas seulement en Dieu mais aussi en l’homme ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Peu importe qu’il n’y en ait qu’un qui lutte ou bien dix mille, quand celui-là se rend compte qu’il doit lutter, alors il lutte, qu’il y ait des gens qui luttent à ses côtés ou non ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

« Nous avons tous été obligés d’agir chacun tout seul, pour soi, et c’est tout seuls que nous sommes enfermés, et c’est tout seuls que nous devrons mourir. Mais ce n’est pas pour autant que nous sommes seuls, ce n’est pas pour autant que nous mourrons en vain. Rien n’arrive en vain dans ce monde, et puisque nous luttons contre la violence brutale, pour la justice, alors nous serons tout de même les vainqueurs à la fin ».

Hans Fallada – « Seul dans Berlin »

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« L’alcool, c’est comme le chocolat. Un faux ami. Un traître ».

Maxime Chattam – « Les arcanes du chaos » (mon avis sur le livre ici)

« Le sous-sol d’une ville est l’âme de sa civilisation, ses arcanes »

Maxime Chattam – « Les arcanes du chaos »

« Les glaces renvoyaient chacune leur carré de réalité qu’une autre captait et renvoyait à son tour, et ainsi de suite jusqu’à ce que les détails se mêlent et se perdent. Chaque mouvement se décomposait en mille mouvements, chaque pas en mille pas. Cette vallée de fenêtres argentées ouvrait subitement sur l’errance dans le temps et l’espace ».

Maxime Chattam – « Les arcanes du chaos »

« L’Histoire a cessé, depuis longtemps, d’être la somme des humanités ».

Maxime Chattam – « Les arcanes du chaos »

« La nature reprenait ses droits en imposant aux hommes le mystère profond de son silence, de ses ombres étouffantes… »

Maxime Chattam – « Les arcanes du chaos »

« Ils rirent, blottis l’un contre l’autre, puis le temps leur fit la grâce de s’effacer ».

Maxime Chattam – « Les arcanes du chaos »

« Elle s’habitua à cet infini mouvant. Elle considéra très vite que son opacité était une alliée. Ne rien deviner de ses profondeurs, de ses abysses, était une bénédiction. Elle aimait imaginer l’océan comme un revêtement solide qui les portait, une surface compacte capable de l’isoler des gouffres effrayants ».

Maxime Chattam – « Les arcanes du chaos »

« S’enfoncer dans ce no man’s land pour des jours et des nuits, c’était s’embarquer pour un étrange voyage intérieur. L’homme balloté par l’immensité chatoyante se retrouvait bien vite à contempler ses propres reflets, l’âme à nu, libre soudain de faire son ménage, d’opérer un tri et de choisir quel être il souhaitait devenir. Une mue silencieuse était en cours, un effeuillage lent, profond, qui débarrassait des attitudes, des faux-fuyants et des mensonges du coeur ».

Maxime Chattam – « Les arcanes du chaos »

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« La vieille parlait de plus en plus bas et il sembla à Maïdann que si les voix avaient une couleur, celle de Tamina aurait eu celle de la brume ».

Garance Solveg – « Cheveux au vent – Tome 1, Les échappées » (mon avis sur le livre ici)

« Chaque soir elle a recommencé, la même chanson. Petit à petit, cette voix est devenue tout pour moi. Elle m’absorbait totalement. Elle était un cri d’espoir et elle criait pour moi. Elle seule parvenait à pénétrer jusqu’à mon cœur, à bercer ma peine d’enterrée vivante ».

Garance Solveg – « Cheveux au vent – Tome 1, Les échappées »

« Les vers avaient coulé en elle comme une ondée rafraîchissante. Elle avait vibré à chaque mot, à chaque image. Elle s’était vu tendre la joue pour recueillir le frisson d’eau, présenter ses cheveux aux brises d’automne, ruisseler sous la pluie d’orage. La beauté disposait d’un puissant pouvoir. Elle pouvait tirer un être du marasme, le faire tutoyer les étoiles ».

Garance Solveg – « Cheveux au vent – Tome 1, Les échappées »

« La nuit était tombée tel un paravent d’ébène, colmatant les trous dans les murs et réparant les planches branlantes. Des odeurs de ragoût, des lambeaux de conversation s’échappaient des baraques voisines. De loin en loin, chez les chanceux équipés d’une parabole, on entendant les bruits de matchs de foot et de série télé. La cour parut soudain immense à Alma. La maison, éclairée par des bougies vacillantes, prenait des allures de sanctuaire ».

Garance Solveg – « Cheveux au vent – Tome 1, Les échappées »

« La danseuse portait encore en elle le parfum de la route. Une odeur chaude, mélange d’asphalte, de sable et de terre, émanait de chacun de ses pores, imprégnait ses cheveux tranchés au niveau des mâchoires, courait sous la plante de ses pieds nerveux ».

Garance Solveg – « Cheveux au vent – Tome 1, Les échappées »

« Le ventre de la danseuse se balance d’avant en arrière avec lenteur, tantôt bombé, tantôt creusé. On dirait qu’elle avance et recule à la fois. Elle est un chameau. Un chameau dansant les dunes, la lune et les étoiles. Un chameau sans maître ni troupeau dont seul le bracelet de fil rouge, semblable au moignon d’un chaîne arrachée, atteste la captivité ancienne ».

Garance Solveg – « Cheveux au vent – Tome 1, Les échappées »

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Et vous, vous relevez vos citations préférées au cours de vos lectures ? Vous appréciez vous y replonger une fois la dernière page tournée ?

Crédit photo de couverture : L&T

7 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Crisanasam dit :

    Ces citations nous permettent, en effet d’avoir un avant-goût du style littéraire de l’auteur. Tous les trois ont un style d’écriture séduisant. Il reste la thématique et l’intrigue pour que je fasse mon choix. Je regarderai tes articles précédents. A vue, j’ai une petite préférence pour Chattam.

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      Oui en effet les trois auteurs et les trois livres sont complètement différents! Leur seul point commun c’est qu’ils nous adressent tous une critique de la société : « Seul dans Berlin » dresse une satire du fascisme et du collaborationnisme dans l’Allemagne des années 40 ; « Les arcanes du chaos » évoque le complotisme et la manipulation des faibles par les puissants de ce monde et « Cheveux au vent » met en lumière les terribles discriminations faites aux femmes.
      Tu me diras si tu t’es finalement laissée tenter par le roman de Chattam !

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  2. « Les idiots font des idioties, et les malins font souvent des idioties encore plus grandes », j’aime bien l’idée 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      🙂 elle m’a bien fait rire cette petite phrase parce qu’elle peut parfois s’avérer tristement vraie !

      Aimé par 1 personne

  3. myprettybooks dit :

    J’adore les citations ❤

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      Je trouve que c’est toujours une source d’inspiration !

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