Mes lectures du mois de novembre

Aujourd’hui, je reviens avec vous sur mes lectures du mois dernier (un peu en retard sorry) : policier, dystopie et émotion au rendez-vous!

N’hésitez pas à me donner vos avis!

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Le livre : le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates (pour le commander)

Les auteures : Mary Ann Shaffer et Annie Barrows sont deux américaines de la même famille (une tante et sa nièce). Après le décès de Mary Ann, c’est Annie qui a pris la relève pour finir ce best-seller aux 3millions d’exemplaires vendus dans le monde.

  • Mary Ann fut éditrice, bibliothécaire, puis libraire avant de se consacrer à l’écriture. C’est en faisant des recherches sur Guernesey qu’elle est tombé sur l’anecdote suivante : durant la seconde guerre mondiale sur l’île s’est crée un cercle littéraire durant lequel les convives mangeaient des tourtes aux épluchures de pommes de terre. C’est ce qui lui a donné l’idée du livre.
  • Annie écrivait principalement des livres pour enfants avant cette aventure. Elle a depuis écrit « Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables » qui a, également, connu un grand succès. Pour la suivre.

Le synopsis : « Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet de roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil des lettres qu’elle échange avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis : un étrange club de lecture inventé pour tromper l’occupant allemand, le « Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » »

Mon avis : un véritable coup de cœur !! J’ai eu du mal à le reposer avant la fin. J’ai dans un premier temps eu un peu peur en découvrant que la forme épistolaire, mais mes angoisses initiales se sont vite dissipées.
Le livre est extrêmement drôle et touchant à la fois. Tous les personnages sont atypiques et impossible de résister à leur charme si particulier. Judith, la protagoniste principale est résolument drôle et moderne : facile de s’identifier à ce personnage si attachant (j’aimerais avoir son sens de la répartie et être aussi aventureuse).
La description de la campagne et du bord de mer de Guernesey ne fait que rajouter à l’ambiance romantique du livre (et m’a donné très envie de découvrir cette île).
Je le classe sans hésitation dans la catégorie des « feel good books », malgré les sujets très difficiles dont il traite (la seconde guerre mondiale, la résistance et les camps) parce que ce qui ressort avant tout de ces pages c’est la reconstruction, l’optimisme et la poésie. En toile de fond les auteures évoquent également l’importance de la littérature sur la vie des gens et ce que cela peut provoquer en eux ! Comment ne pas être touché par ce sujet lorsqu’on est une fan de lecture comme moi ?!

Le seul hic : beaucoup de personnages donc mieux vaut ne pas avoir une mémoire de poisson rouge 😉

En bref : un livre qui mérite bien sa qualification de « culte ». Un cadeau d’anniversaire que j’ai adoré ! (Merciiii les copines !!)


 

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Le livre : U4 Jules (pour le commander)

L’auteure : Carole Trébor est une écrivaine française qui avant de se consacrer à la littérature de jeunesse fut historienne et réalisatrice de documentaire. Elle est l’auteure de la série historique-fantastique « Nina Volkovitch » qui se déroule sous la dictature stalinienne et qui a remporté un immense succès avec plus de 10 prix littéraires !!

Le synopsis : «  » Je m’appelle Jules. Ce rendez-vous, j’y vais parce que j’y crois.  » Jules vit reclus dans son appartement du boulevard Saint-Michel, à Paris. Il n’a pas de nouvelles de ses parents, en voyage à Hong Kong lorsque l’épidémie a commencé de se propager. Le spectacle qu’il devine par la fenêtre est effroyable, la rue jonchée de cadavres. Mais il sait qu’il ne pourra pas tenir longtemps en autarcie. Pour affronter l’extérieur, Jules redevient le guerrier impavide qu’il était dans le jeu. Il va alors retrouver son frère aîné, qui se drogue et dont il ne peut rien attendre, puis secourir une petite fille qui a mystérieusement échappée au virus et qu’il décide de prendre sous son aile. Son seul espoir: le rendez-vous fixé par Warriors of Times. »

Mon avis : ce livre s’inscrit dans une série de 3 autres écrit chacun par un auteur différent (à lire dans n’importe quel ordre et si on le souhaite : ce ne sont pas des suites et les livres ne sont pas complémentaires les uns des autres. Ils présentent des personnages différents dans le même univers et qui finissent tous par se croiser à un moment ou à un autre).

Je reste très mitigée sur le livre. J’aurais aimé dire que j’ai adoré, mais ce n’est pas le cas sans avoir détesté pour autant. Je m’explique : le concept, l’histoire et l’ambiance sont très intéressants ! Autre point positif : l’histoire qui, pour une fois, se déroule en France ! J’ai d’ailleurs choisi de lire Jules en premier car l’action se passe à Paris, dans les 5eme et 13eme arrondissements où je passe le plus clair de mon temps. C’était donc sympathique de reconnaître tous les lieux décrits par l’auteure et ainsi de les imaginer sous un point de vu post-apocalyptique.

Toutefois j’ai été gênée par plusieurs choses. Tout d’abord, le style narratif: à la première personne, au présent, avec des phrases assez brèves. Le tout donne une sensation d’urgence, un style militarisé (ce qui colle très bien à l’environnement dans lequel évolue Jules). Cependant, ce qui m’a déplu c’est le manque de profondeur quant à la psychologie du personnage (difficile de ne pas spoiler) mais il se retrouve dans une situation catastrophique et traumatisante pour un jeune de son âge et j’ai trouvé qu’on ne le ressentait pas assez. Autre hic : les actions se déroulent trop vite, si bien que d’une ligne à l’autre on a parfois l’impression d’avoir sauté un passage. Difficile par conséquent d’être ému par certains événements pourtant tragiques. Je comprends le choix de l’auteure, sans pour autant l’approuver.
De plus, il y a un léger manque de réalisme sur certains points. En effet, tous les jeunes survivants paraissent surentraînés à la fois sur un plan physique (maniement des armes, performances athlétiques) et stratégique (communautarisme, techniques de survie) alors que rien ne les y prédestinait. J’aurai, au contraire, trouvé intéressant de les voir lutter davantage et apprendre de leur erreurs (ils restent des adolescents, ce qui semble avoir été oublié. Même avec 7 ans de plus que Jules, pas sûre que je m’en serais sortie dans la même situation).

En bref : une lecture rapide et distrayante (qui plairait sans nul doute aux plus jeunes), mais j’ai été déçue vu l’ampleur médiatique de la série. Toutefois les autres personnages sont introduits de façon à nous donner envie d’en savoir plus sur eux. J’ai donc réitéré l’expérience (histoire d’aller au bout du concept avec Koridwen, le personnage qui semblait clairement être le plus intéressant avec celui de Stéphane.


 

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Le livre : U4 Koridwen (pour le commander)

L’auteur : Yves Grevet est un écrivain de littérature jeunesse qui s’y connaît : pour cause il est instituteur en primaire. C’est un auteur prolifique qui aime l’univers de la dystopie et les thèmes de la quête d’identité et de la solidarité familiale (entre autres). Avec son livre «Méto» il a connu un grand succès et a reçu quatorze récompenses. «Seuls dans la ville entre 9h et 10h30» a également été très apprécié du public et des critiques.

Le synopsis : «  » Je m’appelle Koridwen. Ce rendez-vous, j’y vais pour savoir qui je suis. » Koridwen est la dernière survivante d’un hameau de Bretagne. Avec l’aide du vieux Yffig, elle a inhumé les neuf autres habitants du coin. Puis le vieux Yffig est mort à son tour, et Koridwen l’a enterré lui aussi. Avant de mourir, la mère de Kori lui a confié une enveloppe laissée par sa grand-mère, à ouvrir le jour de ses quinze ans. Cette lettre, qui parle d’un long voyage et de mondes parallèles, fait si étrangement écho au message reçu sur Warriors of Times que Koridwen est ébranlée malgré elle. Elle décide d’aller chercher son cousin Max et de se rendre avec lui en tracteur au rendez-vous à Paris. »

Mon avis : Beaucoup mieux ! Comme prévu Koridwen est un personnage très intéressant, indépendante avec une forte personnalité comme je les aime.
Ce qui m’avait gêné dans « Jules » (le manque de réalisme, la narration trop brusque…) s’est trouvé atténué dans ce volume.
Ce que j’ai particulièrement apprécié : le mysticisme breton qu’on retrouve tout au long du livre avec les légendes celtiques et le Ar Rannoù un chant traditionnel breton assez étrange qui teinte l’action d’une ambiance particulière. On a l’impression que Koridwen est la clé de voûte de U4.
La fin nous fait nous arracher les cheveux (je vous laisse découvrir ça) !!

Le hic : Il y en a deux en réalité. Le premier c’est que dans cet opus, on ne trouve quasiment aucune information sur le pourquoi du comment du virus et de la survie de quelques uns (si je n’avais pas lu Jules avant, je pense que j’aurais été un peu perdue). Idem pour le contexte de violence qui s’institue dans toute la France.
Le second bémol c’est que contrairement au livre de Jules, ce volume ne m’a pas du tout donné envie de découvrir les personnages de Stéphane et Yannis. Du coup, je suis en pleine interrogation : vais-je poursuivre l’aventure U4 ? (Pas sûre).


 

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Le livre : le ver à soie (pour le commander)

L’auteur : Robert Galbraith aka J.K Rowling, la célébrissime auteure, qu’on ne présente plus, de la saga « Harry Potter » et d’une « Place à prendre».
J.K.R a souhaité remettre en cause sa renommée et a signé ce policier en prenant un pseudonyme afin d’avoir un point de vue plus objectif sur la qualité de sa plume. Le livre fut unanimement salué par la critique, mais les ventes stagnèrent… jusqu’à ce que la réelle identité de Galbraith soit révélée bien-sûr.

Le synopsis : « Quand l’écrivain Owen Quine disparaît dans la nature, sa femme décide de faire appel au détective privé Cormoran Strike. Au début, pensant qu’il est simplement parti s’isoler quelques jours – comme cela lui est déjà arrivé par le passé –, elle ne demande à Strike qu’une seule chose : qu’il le retrouve et le lui ramène. Mais, sitôt lancée l’enquête, Strike comprend que la disparition de Quine est bien plus inquiétante que ne le suppose sa femme. Le romancier vient en effet d’achever un manuscrit dans lequel il dresse le portrait au vitriol de presque toutes ses connaissances. Si ce texte venait à être publié, il ruinerait des vies entières. Nombreux sont ceux qui préféreraient voir Quine réduit au silence. Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances, la course contre la montre est lancée. Pour mettre la main sur le meurtrier – un tueur impitoyable, tel qu’il n’en a encore jamais rencontré dans sa carrière –, Strike va devoir d’abord percer à jour ses motivations profondes.
Roman policier haletant, rythmé par une véritable cascade de coups de théâtre, Le Ver à soie est le deuxième opus des enquêtes de Cormoran Strike et de sa jeune et intrépide assistante, Robin Ellacott. »

Mon avis : Warning, je ne garantie aucune impartialité quand il s’agit des écrits de J.K Rowling !
Le ver a soie est le deuxième volet des aventures de Cormoran Strike, détective privé londonien. (Pour retrouver mon avis sur le premier livre «L’appel du coucou» c’est ici)
J’avais déjà beaucoup aimé le premier livre, mais autant vous le dire tout de suite, j’ai trouvé celui-ci bien meilleur ! Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi. Peut-être parce que le sujet de l’enquête m’a davantage intrigué : un sordide meurtre (avec la dose d’hémoglobine) d’un écrivain aux livres plus que sulfureux ! Ou alors parce que je me suis habituée au caractère brut de pomme du géant Cormoran… Dans tous les cas, une bonne pioche !
L’enquête est tout aussi minutieuse que dans le premier volet (je me rends compte que je ne pourrais pas être détective privé vu mon esprit de déduction haha) sans nous ennuyer pour autant (petit hic du premier opus). Ici, beaucoup plus de rythme et une chute tout aussi inattendue.
En plus, pas besoin d’avoir lu le premier pour comprendre la trame de l’histoire puisque l’enquête est totalement différente.

Le hic : les passages du livre de l’écrivain assassiné sont un peu nauséabonds. Un hic qui n’en est pas vraiment un puisque c’était bien dans l’intention de l’auteure de nous mettre mal à l’aise et ainsi dans l’ambiance.

En bref : un très bon policier avec sa dose de suspense qui lève le voile sur l’univers impitoyable du monde de l’édition. Hautement recommandé ! Je me précipite sur le tout dernier en date (oui J.K Rowling est prolifique) : «La carrière du mal ».

Alors ça vous inspire? 

Bonne lecture!

Crédit photos : Samsha Tavernier

10 commentaires Ajouter un commentaire

  1. J’ai « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » qui est dans ma bibliothèque depuis 2 ans et je ne l’ai toujours pas lu !!! Il faut vraiment que je m’y mette car je suis sûre que je vais aimer.

    Aimé par 1 personne

    1. Je te le conseille vraiment, ça se lit très rapidement en plus 😉

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  2. Depuis le temps que j’entends parler du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, il faudrait vraiment que je me lance 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Je pense que tu aimeras, lance toi ! 😉

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  3. Ibidouu dit :

    Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates (mon dieu quel titre) a été un de mes coups de coeur de 2014 ! Je ne sais pas ce que vaut leur dernier roman par contre (il me semble que c’est une des deux auteurs en fait, pas les deux).. Je n’en ai pas entendu beaucoup de bien, du coup j’hésite :/
    Je suis très tentée par la série U4 aussi, les avis sont plutôt partagés haha.

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    1. Oui il s’agit « du secret de la manufacture de chaussettes inusables »(décidément les titres sont difficiles haha) de Annie Barrows! J’ai lu des avis assez partagés également donc il n’est pas dans mon top des livres à lire mais c’est toujours bien de se faire son avis surtout lorsqu’on a bien aimé le style de l’auteur. Je te dirais ce que j’en ai pensé! Tu me diras si tu as aimé U4 si tu te lances (j’hésite toujours pour « Stéphane » et « Yannis »)

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  4. Ibidouu dit :

    Ah mais en fait j’avais déjà lu ton avis x)
    En tout cas on se rejoint sur pas mal de points concernant « Jules ». Je pense aussi qu’avec quelques années de moins j’aurais plus apprécié l’histoire. Là, avec ce que j’ai lu ces dernières années, ça fait vraiment saga adolescente où le manque de réalisme se fait trop ressentir.

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