L’invention des ailes – Sue Monk Kidd

« L’invention des ailes » était sur ma liste de livres à lire depuis le mois de décembre. Après une petite panne de lecture, je me suis enfin plongée dans ce livre qui m’a provoqué beaucoup d’émotions.

J’ai d’ailleurs relevé plusieurs citations et extraits qui m’ont particulièrement marqué et que vous pouvez retrouver dans cet article.

Le livre : « L’invention des ailes »

Crédit photo : L&T

L’autrice : Sue Monk Kidd est une écrivaine américaine. Elle a, dans un premier temps, travaillé comme infirmière puis en tant qu’enseignante dans ce domaine avant de devenir journaliste indépendante. Avant de se lancer dans son premier roman, elle a écrit des essais sur la théologie.
Son premier roman « Le secret des abeilles » a connu un succès retentissant. Depuis elle a écrit « The Mermaid Chair » (Le vol des aigrettes) et « L’invention des ailes« . Elle vit près de Charleston en Caroline du Sud.

Le résumé : « Caroline du Sud, 1803. Fille d’une riche famille de Charleston, Sarah Grimké sait dès le plus jeune âge qu’elle veut faire de grandes choses dans sa vie. Lorsque pour ses onze ans sa mère lui offre la petite Handful comme esclave personnelle, Sarah se dresse contre les horribles pratiques de telles servilité et inégalité, convictions qu’elle va nourrir tout au long de sa vie. Mais les limites imposées aux femmes écrasent ses ambitions. Une belle amitié nait entre les deux fillettes, Sarah et Handful, qui aspirent toutes deux à s’échapper de l’enceinte étouffante de la maison Grimké. À travers les années, à travers de nombreux obstacles, elles deviennent des jeunes femmes avides de liberté et d’indépendance, qui se battent pour affirmer leur droit de vivre et se faire une place dans le monde. Une superbe ode à l’espoir et à l’audace, les destins entrecroisés de deux personnages inoubliables ! »

Mon avis : Ce roman relate avec beaucoup d’émotions l’amitié impossible entre deux jeunes filles : Sarah et Hetty.

  • Sarah est une jeune fille timide mais révoltée, issue d’une famille respectée de Charleston, propriétaire de terres et d’esclaves. Cette dernière exècre l’esclavage et rêve secrètement de devenir la première femme juriste dans le but de mettre un terme à cette abomination ;
  • Hetty, quant à elle, est une jeune esclave intrépide avec une force de caractère à toute épreuve.

Les deux jeunes filles se rencontrent lorsque Sarah se voit « offrir » Hetty comme cadeau d’anniversaire ! La complicité entre les deux filles est presque immédiate. Cependant, Sarah et Hetty vont être confrontées à de nombreux obstacles au fur et à mesure qu’elles prennent de l’âge. En effet, les utopies enfantines éclatent comme des bulles de savon et laisse place à la froide réalité : elles ne seront jamais du même monde…

On suit ainsi le destin de ces deux filles attachantes, de leur adolescence à leur vie de femmes mures. Chacune cherche à acquérir une forme de liberté : Hetty veut se défaire de ses chaînes et défend son statut d’être humain à part entière ; tandis que Sarah cherche à s’émanciper des carcans dans lesquels la société et sa propre famille l’enferment.

On assiste à leur quête, on est horrifiés par les mauvais traitements subis par les esclaves, on prie pour une rébellion de ces derniers, pour un changement des mentalités, et ce même si on connaît déjà le cours de l’Histoire.

Le personnage d’Hetty est, selon moi, une incarnation de force et de résilience. Je me suis beaucoup attachée à elle.

Le destin de Sarah (et de sa jeune soeur Angelica) est tout aussi fascinant, dès lors qu’elle va lutter de toutes ses forces, sur les scènes religieuse et politique, en faveur de l’abolition de l’esclavage et de la condition des femmes. Sarah et Angelica Grimké deviendront finalement les premières oratrices au féminin à faire entendre leur discours humanistes dans tous les Etats américains. Il s’agit, en effet, d’une histoire vraie qui relate leur parcours hors du commun. Seules les parties sur Hetty relèvent de la fiction. A ce titre, je vous suggère de lire la postface de Sue Monk Kidd à ce sujet. Il est très intéressant de comprendre la démarche de l’autrice et ce qui l’a motivé à écrire sur ces deux femmes Grimké.

Un dernier mot sur Sue Monk Kidd : j’ai adoré son style littéraire et notamment les images qu’elle convoque grâce à sa plume. La lecture est poétique malgré le thème très difficile qui y est abordé.

En bref : J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce roman inspirant et riche en émotions. La plume de l’autrice a fini de m’emporter et je lirai avec joie d’autres oeuvres de sa bibliographie. Je recommande cette lecture !

Vous connaissez cette autrice ? Vous aviez entendu parler de ce roman ? 

6 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Chriscouturier dit :

    Non je ne connais pas cette Autrice mais la description que tu as fait de son roman m’a convaincue de la lire. Merci.pour cette découverte.

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      Avec plaisir, je suis contente de t’avoir donné envie de découvrir ce beau roman.

      J'aime

  2. Les romans 10/18… Rien que pour leurs couvertures, je serais capable d’en acheter une tonne !

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      haha c’est vrai que les couvertures sont très jolies ! (Tu dois complètement craquer face aux couvertures des éditions anglaises non ? Elles sont souvent superbes).

      J'aime

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