Mes citations littéraires préférées #30

30ème édition de mes citations littéraires préférées, sélectionnées à l’issue de mes dernières lectures (les précédentes se trouvent ici). Vous commencez à en avoir l’habitude, j’aime relever quelques extraits lorsque je lis et les noter à la fin de ma lecture pour me replonger un peu dans l’univers. C’est un bon moyen de les retrouver par la suite, pour un peu d’inspiration par exemple. Cela me permet également de vous donner une idée du style des auteurs et, j’espère, de vous donner envie de découvrir les ouvrages à votre tour…

Dans cette nouvelle édition, vous pourrez trouver des extraits de « GATACA » (un récent coup de coeur) de Franck Thilliez, « Les manigances de Margaux » de Caroline Kant et « Trois jours et une vie » (une autre très bonne surprise) de Pierre Lemaître.

Source Cinemagraph : Kitchen ghosts

« Elle remonta les couloirs une main sur le mur, marchant au ralenti, couverte d’obscurité tandis que, dehors, quelque part, au beau milieu de l’été, des gens chantaient et dansaient. C’était ce contraste le plus difficile à encaisser ; partout la vie continuait alors qu’ici… »

Franck Thilliez – « GATACA » (mon avis sur le livre ici)

« Levallois le considérait comme un véritable survivant, l’un de ces héros déchus qu’on ne pouvait qu’admirer ou détester ».

Franck Thilliez – « GATACA »

« Le monde de l’enfance explose en mille couleurs et autant d’éclats ».

Franck Thilliez – « GATACA »

« Sur le plancher craquant, ne s’écrasait plus que des lumières mortes dont il connaissait chaque nuance, chaque palpitation timide. Il avait aimé cette ambiance, ces couloirs vides, ces odeurs de vieux bois lustré ».

Franck Thilliez – « GATACA »

« Le ciel portait la couleur du deuil ».

Franck Thilliez – « GATACA »

« Deux ou trois ombres trainaient près des pompes à bière, des habitués venus perdre leur foie sur le comptoir. Les seules couleurs alentour étaient des gris fatigués, des noirs usés, des cuivres passés ; Tout entraînait vers des abîmes sans fond où devait couler, quelque part, une lourde tristesse ».

Franck Thilliez – « GATACA »

« Le Jardin des plantes, les matins de septembre offre un spectacle magique. Une lumière rousse, de celles qui marquent la fin de l’été tombe inclinée sur les frondaisons des gros cèdres centenaires et vient goutter sur les feuilles. Les joggers disparaissent dans les chemins encore humides des pluies de la veille, les jardiniers commencent à tailler les arbustes en prévision des saisons plus rudes. Tout incite au calme, au repos ».

Franck Thilliez – « GATACA »

« Elle avait besoin que ses filles lui manquent pour les aimer, elle voulait voir le pire autour d’elle, traquer les plus abjectes ordures, pour revenir du travail à bout de force et prendre conscience qu’elle avait une véritable chance d’avoir une famille à chérir ».

Franck Thilliez – « GATACA »

« Elle avait appris, par son métier, que les réponses se cachent toujours dans l’angle mort du miroir ».

Franck Thilliez – « GATACA »

« Une seconde n’est rien à l’échelle de l’humanité. Mais chaque seconde possède cette magie d’être unique ».

Franck Thilliez – « GATACA »

« Les gens qui cherchent à décrypter l’horreur ne manquent pas sur cette planète ».

Franck Thilliez – « GATACA »

« Du fin fond de sa tristesse, elle se dit que tout ce qu’il y avait de plus sombre pouvait aussi porter l’espoir et la vie ».

Franck Thilliez – « GATACA »

Source cinemagraph : Kitchen ghosts

« Pour les boulots, c’est comme pour les maris, je n’ai jamais su trouver le bon. Les maris, ce n’est pas une obligation, mais il faut travailler, pas vrai ?

Caroline Kant – « L’immeuble de la rue Cavendish – T1 Les manigances de Margaux » (mon avis sur le livre ici)

« Quand Victoire et moi on se sépare de Rosa et d’Elodie, on se promet toutes les quatre de se revoir, en sachant pourtant que la vie ne nous en laissera probablement pas l’occasion. Mais ça fait du bien, au fond, de formuler un souhait et de tenter d’y croire ».

Caroline Kant – « L’immeuble de la rue Cavendish – T1 Les manigances de Margaux »

Source cinemagraph : Kitchen ghosts

« Lorsque son père lui flanquait une tannée – ce qui n’était pas rare -, Théo arborait ses bleus avec fierté, comme le tribut payé par les esprits supérieurs au conformisme ambiant ».

Pierre Lemaitre – « Trois jours et une vie » (mon avis sur le livre ici)

« L’arrivée des forces de l’ordre avait élevé la petite circonstance au rang d’un véritable événement. Il ne s’agissait plus d’un accident isolé, mais de quelque chose qui concernait la collectivité ».

Pierre Lemaitre – « Trois jours et une vie »

« Toute la journée, cet endroit près de l’étang d’où personne ne pouvait rien voir et qui ne conduisait nulle part fut comme une annexe de Beauval, les informations y arrivaient au terme d’un chemin que personne n’aurait pu reconstituer, elles en repartaient enrichies de commentaires, c’est-à-dire presque entièrement nouvelles ».

Pierre Lemaitre – « Trois jours et une vie »

« La rumeur est une sauce fragile, elle prend ou elle ne prend pas ».

Pierre Lemaitre – « Trois jours et une vie »

« Elle fréquentait l’église quand elle avait besoin de secours. Dieu était un voisin un peu distant qu’on avait plaisir à croiser et à qui on ne rechignait pas de demander un petit service de temps à autre ».

Pierre Lemaitre – « Trois jours et une vie »

« Le flot de larmes d’Antoine était intarissable. Inexplicablement, il y avait du bonheur dans cet instant. Celui d’un soulagement qu’il n’espérait plus. C’était fini et ces pleurs étaient ceux de son enfance, ils avaient quelque chose de protecteur, ils lui procuraient un apaisement qu’il emporterait avec lui, où qu’on l’emmène ».

Pierre Lemaitre – « Trois jours et une vie »

« La réalité n’était qu’une question de volonté, il ne servait à rien de se laisser envahir par des tracas inutiles, le plus sûr pour les éloigner était de les ignorer, c’était une méthode imparable, toute son existence montrait qu’elle fonctionnait à merveille ».

Pierre Lemaitre – « Trois jours et une vie »

« Elle s’exprimait à l’aide de généralités, d’idées qui, comme elles lui arrivaient toutes faites et prêtes à l’emploi, n’avait quasiment pas besoin de passer par sa tête ».

Pierre Lemaitre – « Trois jours et une vie »

Source cinemagraph : Kitchen ghosts

Que pensez-vous de ces citations ? L’un de ces ouvrages vous tentent ? N’hésitez pas à me dire lequel en commentaire.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Crisanam dit :

    Ces citations nous ouvrent une petite lucarne sur le style littéraire des auteurs. J’ai une petite préférence pour le style de Franck thilliez.

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      AH Franck Thilliez est mon chouchou ! Si je ne me trompe pas tu ne l’as pas encore lu… Il va falloir y remédier 😉

      J’aime

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