Mes citations littéraires préférées #12

Voici déjà la 12ème édition de mes « Citations littéraires préférées » (les précédents articles sont à retrouver ici). Je suis contente de maintenir un bon rythme de lecture ces derniers temps. On peut dire que le confinement aura su me remettre le pied à l’étrier après des moments de grand désert côté littérature.

Qui dit plus de lecture dit également plus d’opportunités pour noter de belles phrases qui m’interpellent. Mes petits post-it ne sont jamais loin et me permettent d’honorer cet art des belles lettres qui a la capacité de transporter le lecteur et de donner une toute autre couleur à un ouvrage.

Dans cette édition, sont mis en lumière quatre ouvrages au style complètement différent. J’espère que vous apprécierez ces extraits choisis autant que moi. N’hésitez pas à partager en commentaires vos dernières belles découvertes.

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« Malgré ces rivières pourpres qui ont irrigué ma vie, il reste une peur que je ne maîtrise pas, celle du silence… »

Franck Thilliez – « Deuils de Miel » (mon avis ici)

« Ses yeux brillaient de l’éclat rare des pierres brutes. Elle ressemblait à ces filles de misérables, magnifiques, élevées dans la précarité et jaillies du mélange des sangs ». 

Franck Thilliez – « Deuils de Miel »

« Nous étions là, comme deux galets sur une plage, indifférents l’un à l’autre et pourtant rapprochés par les circonstances ». 

Franck Thilliez – « Deuils de Miel »

« On répond aux cons par le silence ». 

Franck Thilliez – « Deuils de Miel »

« Dans cet écrin de solitude, je sillonnais les sentiers amincis par l’abondance des pétales, mes doigts frôlaient les écorces franches des ormes, les bois peints des vieux bancs sur lesquels s’étaient abandonnés tant d’amoureux. Et, comme tous les samedis, à cette même heure, je pleurais. Je pleurais tout bas, de ces pleurs chauds d’enfant qui roulaient depuis si longtemps sur mon coeur. Sans haine, sans douleur, mais avec tant d’amour ! » 

Franck Thilliez – « Deuils de Miel »

« Les champs avaient craqué sous la poussée des roches, les routes s’étaient brusquement tordus, l’horizon s’était déchiré en une grande mâchoire affûtée, d’un noir presque effrayant dans la nuit furieuse. Puis, l’aube avait grandi, tirant son lourd soleil vers l’est. Dans cette poussière d’aurore, la vapeur blanche des échappements montait toute rose de la ville ». 

Franck Thilliez – « Deuils de Miel »

« Le jour se meurt tandis qu’un autre se prépare déjà, derrière, plus fort encore. La Nature nous l’enseigne chaque jour, il faut faire le deuil des choses passées, parce que ce qui pointe devant brille d’une beauté sans cesse renouvelée ». 

Franck Thilliez – « Deuils de Miel »

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« Je ne suis pas la seule veuve en ce monde. Je ne vais pas m’apitoyer sur mon sort. C’est la règle de la courte paille. Celui ou celle qui reste, n’existe plus qu’à moitié. On survit plus qu’on ne vit. On attend… »

Alain Roquefort – « Sous le velours, l’épine » (mon avis ici)

« Nous avons tous une vie hors du commun, une vie exceptionnelle. Simplement parce que c’est la nôtre ».

Alain Roquefort – « Sous le velours, l’épine »

« Consentir à regarder béatement l’ogre aiguiser son couteau ne saurait juguler son appétit ».

Alain Roquefort – « Sous le velours, l’épine »

« Son bras m’enveloppa et me serra fort contre lui. Le temps s’était subitement arrêté, le froid avait disparu. J’étais dans un autre monde, je flottais dans un univers immatériel et me laissais porter par une étrange rêverie, j’étais devenue un élément infime du cosmos, une particule microscopique dérivant dans une matière cotonneuse. Je n’entendais rien. Je ne voyais rien. Je ne sentais ni mon corps ni mes membres. Comme si un être sublime et fabuleux, un magicien aux pouvoirs sans bornes m’avait totalement envoûtée et vidée de ma conscience ».

Alain Roquefort – « Sous le velours, l’épine »

« Il n’est de bonheur qui ne s’entende. Le vôtre est assourdissant ».

Alain Roquefort – « Sous le velours, l’épine »

« Le rire traverse le temps avec une désinvolture parfois déroutante. Il résiste à tout et même dans les pires moments de notre vie, il se fraie un passage et vient les éclairer de lueurs d’espoir ».

Alain Roquefort – « Sous le velours, l’épine »

« Je fixe furtivement leurs sourires et ferme aussitôt les yeux pour éviter qu’il ne s’envolent ».

Alain Roquefort – « Sous le velours, l’épine »

« Je vais quitter une prison qui n’en est pas une, pour retrouver une liberté qui y ressemble ».

Alain Roquefort – « Sous le velours, l’épine »

« La peur a peur de moi ».

Alain Roquefort – « Sous le velours, l’épine »

« Dans la vie, les gens se croisent, se rencontrent, échangent un peu de leur intimité, partagent avec vous une part de leur existence, puis ils disparaissent pour toujours, sans laisser trace de leur passage, comme si rien en vous n’avait su les retenir. Ils sont ces souvenirs fugaces que la mémoire laisse fuir, les acteurs furtifs d’un épisode inachevé, d’une histoire avortée ».

Alain Roquefort – « Sous le velours, l’épine »

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« Que pouvait-il arriver, au pire ? Question à ne jamais poser ».

Nicci French – « Lundi mélancolie – Le jour où les enfants disparaissent » (mon avis ici)

« On ne peut pas tomber amoureux de quelqu’un dont on sait tout »

Nicci French – « Lundi mélancolie – Le jour où les enfants disparaissent »

« Elle avait imaginé cet instant et se l’était répété bien des fois. De quelle manière elle porterait une main sur son épaule et comment lui ferait demi-tour. De quelle façon, en la découvrant là, son visage s’illuminerait de joie et de soulagement. Ils ne souriraient pas : certains sentiments sont trop forts pour le sourire ».

Nicci French – « Lundi mélancolie – Le jour où les enfants disparaissent »

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« Saul Bagader n’était pas une girouette, comme le prétendaient certains : il faisait tourner le vent ».

Caryl Férey – « Paz » (mon avis ici)

« Pas besoin de subir la barbarie pour ressentir la douleur du monde : l’empathie, Angel, voilà le maître mot des hommes. Et ce mot n’est ni de droite ni de gauche ! »

Caryl Férey – « Paz »

« On fait souvent la révolution par amour des autres, mais c’est souvent sur les autres qu’elle finit par s’acharner! »

Caryl Férey – « Paz »

« Flora Ibanez aussi connaissait l’histoire de son pays, de ses ancêtres : un génocide appelé civilisation ».

Caryl Férey – « Paz »

« L’amour est un chien de l’enfer, c’est connu, les loups comme lui ne rognaient pas ce type d’os ».

Caryl Férey – « Paz »

« Un arc-en-ciel se nicha dans le ciel noir fin du monde, la pluie faisait des balles traçantes dans les rayons du soleil, à l’unisson ».

Caryl Férey – « Paz »

« Flora avait réussit là où il avait échoué, avec des réponses de femme à ses questions d’homme ».

Caryl Férey – « Paz »

« C’était le cadet, l’objet de toutes les attentions ; sa mère n’en pouvait plus de cajoleries, elle inventait des verbes pour lui, des flatteries peu communes, Angel monopole exclusif féminin, avec une pureté spéciale cristal d’enfant prodige, du caramel salé que leur mère prodiguait à coups de caresses exagérées : le petit Ange n’était pas le préféré, il était l’unique ».

Caryl Férey – « Paz »

« Lautaro ne savait pas ce qu’il lui arrivait. Si on le tuait une nouvelle fois ou si sa vie n’était qu’un rêve. Un mauvais rêve. Il devenait fou, liquide, évanescent, comme si l’histoire bégayait pour le ramener sur les rives d’un présent fui mille fois ». 

Caryl Férey – « Paz »

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Alors, vous aimez ces citations ? Vous ont-elles donné envie de découvrir ces romans ?

Crédit photo de couverture : L&T

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Crisanasam dit :

    Mes préférées sont celles de Franck Thilliez. Elles sont imaginées, poétiques et tellement justes. Merci pour cette découverte.

    Aimé par 1 personne

    1. L&T dit :

      Avec plaisir ! J’espère t’avoir donné envie de lire ses romans ! 😉

      J'aime

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